Jeu-plumes à thème d'Asphodèle

 chez Asphodèle

14 petits mots : obsession - fruit - calvaire - égarement - film - érotique - feu - intense - gouffre - fusionnel - folie - rouge - vertige - fulgurance
+ 3 imposés par l'organisatrice : danser - délicieux - dément

N.B. J'ai emprunté ces deux images sur le Net. Si quelqu'un y voit un quelconque inconvénient, je les retirerai immédiatement.

Insensible à l’égarement de certains toujours prêts à se jeter dans le gouffre de leurs pensées  érotiques, et indifférente à leur obsession

je fais le choix de mettre en lumière la délicieuse Noëlla Pontois

image ballerinagallery.com
crédit photo Jacques Loyau
Noella Pontois - danseuse

Il était une fois, une histoire vraie, un conte de fée.

"Divine Etoile" de la danse classique, Noëlla Pontois fêtera ses 70 ans le 24 décembre prochain.

Même si elle prend sa retraite en 1993, ses 25 ans de carrière furent intenses. Partenaire des plus grands danseurs, inspiratrice de chorégraphes de renom, cette femme discrète force mon admiration.

On la considère comme la plus romantique des étoiles de l’Opéra de Paris depuis Yvette Chauviré. A cause de sa santé fragile, Noëlla Pontois entre à l’école de danse et devient petit rat à l’âge de 9 ans. Engagée dans le corps de Ballet de l’Opéra, elle devient 1er quadrille, puis coryphée, puis première danseuse et est consacrée Etoile en 1968. Elle pose pour des peintres et des publicités.

Giselle ou la folie d’aimer, devient son rôle-phare, ce personnage qu’elle a le plus souvent interprété de 68 à 91, fruit d’un travail long et acharné. Grâce à sa passion -ou son destin- elle sait apprivoiser la discipline de son métier, le calvaire de son corps en feu et de ses pieds martyrisés, l’effrayante réalité de ses chaussons rouges de sang.

Une sorte de vertige devait saisir le spectateur sous la fulgurance de ses pointes silencieuses. «Pour qui l’a vue à l’Opéra, elle est l’esprit même de la danse : fluide, musicale, aérienne, elle incarne, fait rare, l’exactitude et la perfection classique portées jusqu’à l’émotion pure.» Xavier Boutrelle (Noëlla Pontois. L’étoile du Palais Garnier de Benjamin Rossé).

Elle finit sa carrière de danseuse à 40 ans. Les 10 années suivantes, elle enseigne cette discipline au sein de l’Opéra. Elle suscite de nombreuses vocations, et à n’en pas douter, grâce à son amour fusionnel avec Mitéki Kudo, sa fille, Noëlla Pontois lui a transmis sa passion.

«L’exquise étoile aux yeux pervenche» vient d’être décorée dans l’Ordre de la Légion d’Honneur (Officier) lors du vernissage de l’exposition qui lui est dédiée à l’Eléphant Paname à Paris. www.elephantpaname.com

affiche de l'expo
Noella Pontois expo divine étoile

A l’origine de ce projet, Fanny Fiat, co-directrice de ce centre d’art et de danse, une de ses anciennes élèves qui lui voue une admiration sans bornes : «Noëlla a été et restera l’une des danseuses les plus incroyables du XXe siècle. Technique, émotion, grâce, fluidité… Il n’y a pas de mots pour décrire la classe de cette ballerine française par excellence. Elle fait toujours mon admiration et restera mon modèle. Je lui dois mon envie de danser.»

L’expo, qui se déroule sur trois étages, dévoile les moments clés de la vie de cette artiste, ses tutus, ses costumes, des affiches et photographies, des vidéos-films et archives personnelles.

crédit photo Emmanuel Donny
www.emmanueldonny.com

Noella Pontois - loge