Soène aux mots passant

22 août 2014

Le bouquet du vendredi avec Nelly

Je ne promets pas d'être au rendez-vous de Nelly chaque vendredi, avec un bouquet. Presque jamais de bouquets de fleurs coupées chez moi car je ne supporte pas de voir mes fleurs mourir.

Mais j'aime regarder les vitrines des fleuristes et photographier de beaux bouquets. Cette occasion supplémentaire de mettre les fleurs en valeur me plaît beaucoup. Découvrir de nouveaux échanger, échanger, diversifier mon espace, pourquoi pas, avec la vigilance nécessaire pour ne pas m'over-doser ! Juste me lover-doser, comme dirait Antiblues.

Pour cette première participation, j'ai choisi les 3 bouquets qui m'ont été offerts lors de mon départ à la retraite

 

"On ne se souvient pas des jours, on se souvient des instants."
Cesare Pavese

 

3 bouquets départ CG

bouquet MF

CG-bouquetMF

bouquet roses blanches

 Bon week-end & bises de Lyon

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20 août 2014

Le défi du 20 avec Mamylor

Juste un petit passage chez So'N pour ne pas manquer le rendez-vous de Mamylor qui nous invite pour ce nouveau "Défi du 20" à partager nos joies et nos émotions estivales.

Y aura-t-il du monde pour ce 20 août ?... Pour ma part, ce n'est pas un vrai retour, pas encore ! Mais quand il s'agit de montrer mes photos, je suis là !

Eté oblige, le thème est accrocheur : "Vacances : voyage au fil des mots, des photos, des images, au coeur de notre patrimoine, événements, balades, envies, coups de coeur, lectures... car le dépaysement n'est pas toujours à l'autre bout du monde..." 

D'abord, il y a

les cartes postales
pas si nombreuses mais tellement appréciées

cartes postales (1)

 

et puis aussi

les randos

randos

2014-08-Beaujolais

 

les escapades

à Avignon
2014-Avignon-Altera Rosa5

 

à la campagne
Toulon sur Arroux

 

à la mer
Les Saintes Maries de la Mer

 

sans oublier

les pique-niques, les apéros et les restos !

2014-18-08-rando Beaujeu (18)

apéros-pique-niques

 

mais encore ?

...


So'N en vacances
So'N en sports

@ bientôt pour d'autres aventures !



Bons Baisers de LYON

 

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26 juillet 2014

Les Nymphéas Noirs

Les Nymphéas Noirs
de Michel BUSSI

(Editions Pocket)

 

Ce titre était dans ma liste de livres suggérée à Sharon, pour le swap de printemps. Elle l'avait lu et aimé. J'ai suivi son conseil.

Ce roman policier, qui a reçu 5 Prix littéraires en 2011, m'a beaucoup plu parce que l'histoire se passe à Giverny. Et puis -et ce n'est pas rien- Sharon a pris le temps de me le faire dédicacer par l'Auteur. Encore mille mercis pour cette attention.

Michel BUSSI ICI né le 29 avril 1965, est professeur de géographie à l'Université de Rouen et chercheur, le jour et écrivain de polars, la nuit (cf l'Express). Il sévit également sur FB !


Sur www.cultura.com (5 questions à Michel BUSSI) voici ce qu'il dit lui-même de son roman :
"Pourriez-vous nous parler de cette histoire ?
Ce n’est pas facile, en réalité, si on ne veut pas révéler quoi que ce soit. Disons que le point de départ est un cadavre retrouvé dans le ru de Giverny (celui qui alimente le bassin aux Nymphéas), et qu’outre les deux policiers qui enquêtent, l’histoire progresse à travers les impressions de trois femmes, une institutrice troublante, une fillette de 10 ans très douée pour la peinture et une femme âgée qui erre dans le village… Jusqu’à ce que la seconde partie du roman, «exposition», ne révèle qu’en réalité… mais chuttt !"

 

Sharon-Nymphéas noirs

 

"J'approche mon visage du miroir en or écaillé.
Est-ce que je sais encore sourire ? C'était il y a si longtemps...
J'essaye.
Je traverse le miroir.Ce n'est plus une vieille femme que je vois dans la glace.
C'est le sourire joyeux de Fanette.
Ce sont les yeux Nymphéas de Stéphanie.
Vivants, tellement vivants."

Ce sont les dernières lignes de la page 493, la dernière ! "Moi vous me connaissez", je suis une incorrigible rebelle et je dévoile la fin ! Je peux faire à ma guise, je ne suis liée par aucun partenariat ! Et puis, j'en connais, hein ! -je ne citerai pas de noms- qui lisent la dernière page avant de commencer, alors !

Bien sûr, j'aurais pu vous livrer le tout début, page 13 :

"Trois femmes vivaient dans un village.
La première, (la plus déterminée: ce détail est écrit plus loin), était méchante, la deuxième, (la plus rusée, idem), était menteuse, la troisième, (la plus douée, idem), était égoïste.
Leur village portait un joli nom de jardin. Giverny.
La première habitait dans un grand moulin au bord d'un ruisseau, sur le chemin du Roy ; la deuxième occupait un appartement mansardé au-dessus de l'école, rue Blanche-Hoschedé-Monet ; la troisième vivait chez sa mère, une petite maison dont la peinture aux murs se décollait, rue du Château-d'Eau.
Elles n'avaient pas non plus le même âge. Pas du tout. La première avait plus de 80 ans et était veuve. Ou presque. La deuxième avait 36 ans et n'avait jamais trompé son mari. Pour l'instant. La troisième avait 11 ans... La première s'habillait toujours de noir, la deuxième se maquillait pour son amant, la troisième tressait ses cheveux pour qu'ils volent au vent."

Vous voyez bien que ça ne change rien ! Et même s'il vous semble avoir déjà compris, vous êtes loin d'imaginer le dédale dans lequel l'auteur se plaît à nous perdre pour nous faire douter ou nous pousser dans l'un des bassins recouverts de nénuphars.

 

Un avertissement court de Michel BUSSI nous signale qu'il a façonné son roman dans des lieux qui existent et dont il a respecté la description ainsi que pour l'authenticité des informations sur Claude Monet, Théodore Robinson et Eugène Murer, et enfin que les vols d'oeuvres d'art sont des faits réels.

Le roman est articulé en 2 tableaux, le 1er "Impressions" de la page 19 à la page 433, le 2e "Exposition" d'une cinquantaine de pages seulement. Les 4 derniers chapitres donnent les réponses aux questions que l'on se pose au fur et à mesure de la lecture. Les chapitres alternent entre les réflexions de la narratrice et la poursuite de l'enquête.

 

3 femmes, six chiens, tous des bergers allemands et répondant tous au nom de Neptune, un cadavre pour point de départ et une carte postale dans l'une des poches de son veston, représentant une étude en bleu des Nymphéas et au dos : "ONZE ANS. BON ANNIVERSAIRE, quatre mots écrits en lettres d'imprimerie, suivis "d'une mince bande de papier découpée puis collée : le crime de rêver je consens qu'on l'instaure."

Michel BUSSI nous entraîne, en 14 jours, du 13 mai au 26 mai 2010 exactement, dans les jardins de Monet et leurs secrets. Pour qui aime les Impressionnistes, ce roman restitue à la perfection ce "lieu de mémoire intemporel, une lumière, du mystère et des contrastes" (dit l'Auteur).

Je ne suis jamais allée à Giverny mais lorsque que j'aurai enfin le plaisir d'y faire une halte, je retrouverai les lieux décrits par Michel BUSSI. Et moi qui n'aimais que Auguste Renoir, me voilà intéressée par Monet et ses Nymphéas. Et moi qui m'intéressais déjà à Aragon, me voilà impatiente de lire Aurélien...

Impossible de faire un court résumé de ce roman magnifique et surprenant. Un seul conseil : lisez-le si ce n'est pas déjà fait.

Enfin, deux citations à propos de Monet :

page 239 : "C'est vrai, lance-t-il (Sérénac) ce que raconte Aragon dans son livre (Aurélien) ? Que Monet ne supportait pas la vue d'une fleur fanée et que les jardiniers les changeaient pendant la nuit, une nouvelle couleur chaque matin, comme si tout le jardin avait été repeint ?"

page 343, dialogue entre Paul et Fanette :
- "Il (Monet) avait commencé à peindre un arbre en hiver, un vieux chêne. Mais quand il est revenu, trois mois plus tard, son arbre était couvert de feuilles. Alors, il a payé le propriétaire de l'arbre, un paysan, pour enlever toutes les feuilles de l'arbre, une à une...
- Tu me racontes des histoires...
- Non ! Il a fallu deux hommes, pendant une journée, pour déshabiller son modèle ! Et Monet a écrit à sa femme qu'il était tout fier de pouvoir peindre un paysage d'hiver en plein mois de mai !"

 

"Non ! Non ! Pas de noir pour Monet, voyons !
Le noir n'est pas une couleur !"
Georges Clémenceau (au pied du cercueil de Claude Monet)

 

a-le Clos de la Cornière (15)bassin dans le Jardin du Clos de la Cornière

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24 juillet 2014

La poésie du jeudi chez Asphodèle

 

Le papillon, l'abeille et la rose
Fable IV - Livre IV
de Antoine-Vincent Arnault

Le papillon, l'abeille et la rose

 

A mes enfants.

Du Printemps la fille s'émerveille,
La rose ne vit qu'un moment,
Dont le papillon et l'abeille
Profitent bien différemment.
Gaspillant, comme un fou, les biens qu'on lui prodigue
Tandis que l'insecte léger,
Chenille un jour avant, funeste au potager,
En stériles baisers sur une fleur se fatigue,
L'abeille y puise l'or qu'attendent ses rayons,
L'or qui doit la nourrir dans sa maison bien close,
Longtemps après le jour fatal aux papillons,
Où l'on voit se faner la rose.

Au travail, mes enfants, accordez une part
Dans les jours de votre jeunesse :
Tout donner au plaisir n'est pas de la sagesse ;
Tel qui pense autrement, même avant la vieillesse,
S'en repentira, mais trop tard.


Antoine-Vincent Arnault (01/01/1776-16/09/1834), élu deux fois à l'Académie Française, était un homme politique, poète et auteur dramatique.

 

pour le cahier de poésies d'Asphodèle

ICI

Jeu-la poésie du jeudi chez Asphod'L

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20 juillet 2014

Le défi du 20 avec Mamylor

La Bande du Défi du 20 va encore sévir ! Le thème choisi par Mamylor "histoires de ponts, au sens propre et au figuré" va inspirer les Défieuses, j'en suis certaine !

Pas d'Histoire-Géo comme dans les livres, ni comparaisons entre les ponts de Lyon et de Paris -et pourtant il y avait de la matière !- (Marseille n'est pas en compétition dans ce jeu de "Loi P-L-M", elle n'a pas de pont mais la mer et son Vieux Port, ce n'est pas si mal).

Pour ce mois des vacances, j'ai eu l'envie d'un défi en balade musicale au rythme des textes de cette grande Dame de la chanson française. Je naviguerai donc uniquement en chansons sur la Seine ! Une lecture préalable des paroles apporte une autre dimension à l'écoute. 

 

"Où va-t-elle cette eau cognant sur les piles des ponts au rythme des vents, des bateaux, cette eau miroir du désir noir de nos filles, de nos garçons, perdu dans ces eaux douteuses, boueuses, qui coulent vers quoi ? Vers où ?" (Juliette Gréco - Ca se traverse et c'est beau).

Juliette Gréco

 

En 1965, j'avais été fascinée par son interprétation dans Belphégor (ou le mystère du Louvre). Et puis, j'ai appris à la connaître et à l'apprécier. Tout en elle me plaît, sa beauté étrange, son naturel, sa voix, sa liberté d'être et de penser, et ses chansons aux textes écrits par les plus grands noms de la chanson.

13 titres sur l'album "Ca se traverse et c'est beau" sorti en janvier 2012 et de très belles surprises : "Le Miroir Noir" paroles écrites par Juliette Gréco elle-même, 3 duos avec Melody Gardot, Marc Lavoine et même Féfé (vous le connaissez ?), une chanson composée par l'inimitable Amélie Nothomb, et interprétée par le comédien "génial et humain à la fois" Guillaume Gallienne, "Le Pont Juliette", pont d'amour imaginaire en hommage à Juliette.

 

Paris-juillet 2013Le Pont Royal - La Passerelle Simone de Beauvoir - Le Pont des Arts

 

Un extrait de chacune des chansons pour ne pas trop alourdir ce Défi

chanson 1 (en duo avec Marc Lavoine)
"... Les chansons chantent la Seine
Dans mon coeur c'est la la la
Les poètes vont et viennent
C'est ma vie, C'est la la la..."

---

chanson 2 (chanson texte)
"... C'était notre domaine, ce pont, notre nid, notre raison de vivre. Une salle de bal de 238 m de long et 20 mètres de large - sacrée surface, quand on y pense... Peter, il s'appelait Peter, Pierre en français,
L'homme du Pont..."

---

chanson 3 (en duo avec Melody Gardot)
"... Sous les ponts de Paris, lorsque descend la nuit
Viennent dormir là tout près de la Seine
Dans leur sommeil ils oublieront leur peine
Si l'on aidait un peu, tous les vrais miséreux
Plus de suicides ni de crimes dans la nuit
Sous les ponts de Paris."

---

chanson 4
"Le Pont Marie, petite Marie, c'est fait pour traverser
Pas pour sauter, petite Marie, le Pont Marie
Très beau, très vieux, Ile Saint-Louis, pierre taillée
Pas pour sauter, pour traverser, c'est bien compris ?
...
C'est ça la vie, Marie, ça s'traverse, et c'est beau..."

---

chanson 5
"... Je reste seul et triste
Pourtant foulé par des millions
De Parisiens et de touristes
Je suis Le Petit Pont
...
Un jour on me remarquera
Je deviendrai une chanson
Dans la rue on me sifflera
Ce sera la consécration".

---

chanson 6 (en duo avec Féfé)
"... Paris se lève, Paris se rêve...
Comme une de ces histoires d'amour
Qui prendrait fin quand vient le jour
Paris se lève, Parie se rêve...
J'ai parlé sur toi mon amour
Paris je t'aime un point c'est tout."

---

chanson 7
"... Juliette est une diva, Juliette n'attendra pas
Il manque un pont à Paris. Le Pont Oblique,
Qui relie la Cour Carrée à la rue des Saints-Pères.
Pourquoi Diable aurait-on inventé la Seine
Si ce n'est pour quelle coule sous les ponts ?
Il manque un pont à Paris, le Pont Juliette,
Qui relie la Cour Carrée à la rue des Saints-Pères..."

---

chanson 8 (en duo avec Marc Lavoine)
"... Il y a la langue Gainsbourienne
Paris ma chair, Paris mon sang
Les arbres de l'avenue du Maine
Le cimetière des "mots passants"
J'irai pleurer comme Madeleine
Paris mes souvenirs d'enfant
Noyer mon chagrin et ma peine
Dans la Fontaine des Innocents.
...
Sur le Pont des Arts je veux
Marcher encore un peu
Seule avec toi."

---

chanson 9
(chanson remplie d'Histoire ! une belle façon d'apprendre)
"Le Pont Royal, le roi des ponts de Paris, est traversé par des histoires
Plus étranges les unes que les autres. Je franchis la Seine grâce à lui, depuis
La rue du Bac jusqu'au Pavillon de Flore, et, aussitôt, des centaines de
Fantômes surgissent. Avant 1632, pour atteindre l'autre rive, j'aurais dû
Emprunter un bac (d'où le nom de la rue). Mais quels ont été,
Successivement, les noms de ce pont ?."

---

chanson 10
"Il est des femmes qui sont des ponts
Qui ont le don d'ouvrir les portes
Et celle qui a donné son nom
A La passerelle est de la sorte.

Il y a des femmes dont le destin
Est de faire des pas de géants
De créer de nouveaux chemins
De passer le fleuve autrement.
...
Le pied léger l'esprit rebelle
Je traverse la passerelle
Simone de Beauvoir c'est son nom
Ca me change un peu des garçons
Ca me change des vieux ponts de pierre
Ca me change des vieux pont chagrins
Comme une déclaration de guerre
Aux clichés des ponts parisiens."

---

chanson 11 -celle que j'aime le moins-
(en duo avec Gérard Duguet-Grasser)
"Hospitalisée
Depuis plusieurs jours
Eliane obtient un bon de sortie
Et toute l'après-midi à boire de la bière
Après nous avons pris le taxi
La petite auto nous reconduit à l'hôpital.
...
"...Les mots avec les mots et le ciel sur le Musée des Armées, les
ponts l'un après l'autre, plus beaux les uns que les autres, dans
la cornée, l'écho et les mots, le levier de vitesse, le silence qui
nous revient, le poème et la prière... Rive Gauche en vert
sombre, comme une scène précise déjà écrite, toi et moi dans
un taxi... les gens qui continuent...
Des chiffres me traversent l'esprit et des recettes de pâtisserie."

---

chanson 12 (le poème d'Apollinaire revisité)
"... Sur le Pont Mirabeau
Guillaume Apollinaire
Promeneur solitaire
Voit son reflet dans l'eau

Viennent le jour et l'heure
Et que coule le temps
Sur le pont des amants
C'est toi seul qui demeures."

---

chanson 13 (texte écrit par Juliette Gréco)
"Où va-t-elle cette eau ?
Ma Seine malsaine.
Ma scène
Théâtre de mes larmes, du sans de mes, de nos, de leurs
révolutions, des amours à grand peine sorties de l'enfance ?
Où va-t-elle cette eau cognant sur les piles des ponts au rythme
des vents et des bateaux, cette eau Miroir du désir Noir de nos
filles, de nos garçons, perdu dans ces eaux douteuses, boueuses,
qui coulent ver quoi ? Vers où ?
Bijoutées de petites gouttes opaques et stériles de foutre froid.
La misère s'endort comme elle le peut sous les ponts.
Elle écoute l'eau emporter le temps.
L'hiver finara bien par nous offrir le printemps et les filles dévétues
sur les quais, gourmandes de soleil
Peut-être que tout n'est pas perdu."

FIN

Seine
La Seine

 

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19 juillet 2014

Les Plumes à thème d'Asphodèle

Plumes d'Aspho-nouveau logo

la 32e chez Miss Aspho

 

Même le 14 juillet, Miss Aspho a fait sa collecte, pourtant bien occupée par ailleurs. 14 mots ont été déposés sur le thème du SILENCE : essentiel - réserve - regard - musique - félicité - observer - minute - nuit - agneaux - son - muet - apaiser - méditation - angoissant + justesse - jacaranda - jouer

Parc Champvert-parterre fleursfleurs en liberté Parc de Champvert - Lyon 5e

 

Jacaranda avait été une petite fille solitaire, un peu précieuse et trop sage. Dès la maternelle, elle s'était naturellement éloignée des autres enfants turbulents. Sa solitude lui servait de rempart contre cette vague angoissante qui semblait vouloir la submerger.

Devenue adulte elle aime toujours ce refuge artificiel où la notion de temps s'efface et où la vie se fige. Elle puise son énergie dans cet espace muet apaisant. Du haut de sa forteresse, elle observe d'un regard indifférent ce monde humain qui n'a pas une minute de répit. Mentalement, elle coupe le son. Sa réserve naturelle, essentielle à sa paix intérieure, ne la prive de rien. Au contraire, elle atteint la félicité. Elle joue à s'inventer une vision idéale, comme l'un de ses auteurs favoris, "l'homme du silence". Elle s'invente une vie authentique dans le désert ou sur une île déserte. Le jour, elle s'abandonne à la méditation, la nuit elle s'enivre du silence des agneaux anges, du chant des oiseaux, de la musique de ces autres créatures invisibles mais bien présentes.

Au crépuscule de sa vie, Jacaranda s'émeut encore de la justesse indélébile de tous ses rêves, seule réalité supportable.

 

"J'ai toujours aimé le désert. On s'assoit sur une dune de sable. On ne voit rien. On n'entend rien. Et cependant quelque chose rayonne en silence." (Le Petit Prince chapitre XXIV)

dessin St-Ex-PP
dessin d'Antoine de Saint-Exupéry
"petit personnage sur un parterre fleuri"
Lisbonne - 11/12/1940

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14 juillet 2014

En Bleu Blanc Rouge

Fête nationale française depuis 1880, le 14 juillet commémore dans la mémoire collective la prise de la Bastille de 1789. Mais historiquement, c'est un événement moins connu qui est célébré : la fête de la Fédération de 1790. Peu importe, c'est l'esprit "Honneur & Patrie" qui me tient à coeur, tellement...

 

Vive la République et Vive la France !

 

Je ne me suis pas déplacée pour le défilé qui a eu lieu hier à Lyon. Mais je ne manquerai pour rien au monde le défilé sur les Champs Elysée (devant ma télé) et j'admirerai la Cavalerie de la Garde Républicaine et le ballet de la Patrouille de France, en particulier.

Attachée aux valeurs de ma France -et aux roses !-, quoi de plus naturel que d'avoir eu un coup de coeur pour cette carte postale ancienne (écrite le 23 mars 1920) et l'envie de la partager ?

 

Honneur et Patrie



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10 juillet 2014

La poésie du jeudi au Jardin du Clos de la Cornière

Jeu-la poésie du jeudi chez Asphod'L

ICI

 

"Ah ! par Héra, le bel endroit pour y faire halte !... Et encore, s'il te plaît, le bon air qu'on a ici n'est-il pas enviable et prodigieusement plaisant ? Claire mélodie d'été, qui fait écho au choeur des cigales..." Phèdre - le jardin du philosophe - Platon

Je vous invite pour une balade au Clos de la Cornière clic accompagnée d'une poésie de circonstance et quelques évocations littéraires parce que ce jardin le vaut bien !

 

a-le Clos de la Cornière

a-le Clos de la Cornière (3)

 

"Les éblouissements"

Je méditais ; soudain le jardin se révèle
Et frappe d'un seul jet mon ardente prunelle.
Je le regarde avec un plaisir éclaté ;
Rire, fraîcheur, candeur, idylle de l'été !
Tout m'émeut, tout me plaît, une extase me noie,
J'avance et je m'arrête ; il me semble que la joie
Etait sur cet arbuste et saute dans mon coeur !
Je suis pleine d'élan, d'amour, de bonne odeur,
Et l'azur à mon corps mêle si bien sa trame,
Qu'il semble brusquement, à mon regard surpris,
Que ce n'est pas ce pré, mais mon oeil qui fleurit
Et que, si je voulais, sous ma paupière close
Je pourrais voir encore le soleil et la rose.

Anna de Noailles clic

 

a-le Clos de la Cornière (16)

 

Ce jardin privé sent bon la campagne et la liberté. Françoise et Bernard, les propriétaires, accueillent le groupe de Roses Anciennes avec beaucoup de gentillesse : le café brûlant et le cake au citron moëlleux et encore tiède sont servis dans leur salon d'été, à l'ombre des arbres.

Le Clos de la Cornière (3)

 

Jimi, le chat de la maison, est là aussi et ne nous quitte plus. Il se prête aimablement à tous nos désirs et s'adonne à quelques facéties !

 Jimi1

Jimi2

 

Depuis 2006, les maîtres des lieux -devenus jardiniers par passion et par obligation- transforment sans cesse ce grand terrain en jardin extraordinaire. Leur jardin est tout le contraire du jardin abandonné de la rue Plumet dans Les Misérables : "Rien dans ce jardin ne contrarie l'effort sacré des choses vers la vie", mais il est aussi un refuge idéal bien qu'ayant été apprivoisé.

La visite dure longtemps, les hôtes sont disponibles et attentifs à nos questions. Les dames de Roses Anciennes, en vraies connaisseuses, prennent des notes, se renseignent, et parlent souvent un langage que je ne connais pas. Françoise connaît par coeur les noms de ses plantes et rosiers. Tout est répertorié, étiqueté, ordonné sans hasard a priori mais tout en grâce, et pousse "au naturel". L'illusion est forte pour des yeux étrangers qui laisse croire à une sorte de débordement de la faune et de la flore !

Le Clos de la Cornière-Priay

Les îlots se succèdent avec de nombreux coins et recoins cachés par des haies vertes ou fleuries, les petits chemins se croisent, la progression est lente tellement il y a de choses à découvrir. Comme des dizaines de jardins de curé rassemblés ! A chaque pas, une anecdote, un souvenir nous sont racontés ou plutôt contés.

Impossible alors de ne pas se remémorer le passage du roman de Proust "Du côté de chez Swann" que Oncle Dan aurait aimé citer : "Plus loin les fleurs étaient plus pâles, moins lisses, plus grenues, plus plissées et disposées par le hasard en enroulements si gracieux qu'on croyait voir flotter à la dérive, comme après l'effeuillement mélancolique d'une fête galante, des roses mousseuses en guirlandes dénouées..." 

 

a-le Clos de la Cornière (39)

Le Clos de la Cornière (27)

Sans oublier les nymphéas observés par de drôles de bestioles

a-le Clos de la Cornière (48)

Le Clos de la Cornière (35)

a-le Clos de la Cornière (46)


Le jardin extraordinaire de Trénet me trotte dans la tête, je fredonne tous bas, même si les canards ne parlent pas anglais, les statues se tiennent tranquilles et les oiseaux tiennent buffet... Ou bien alors, je m'imagine dans un jardin persan des Mille et une Nuits... Je n'écoute pas... Je vis en rêve.

bassin oiseaux

papillon

 

Dans le potager, le jeune Jimi s'amuse avec un oisillon qu'il prend pour un mulot et se fait sermonner par Bernard qui sauve l'oiseau apeuré (tellement surprise, je n'ai pas eu le réflexe de prendre une photo).

potager2

potager

 

Au fond du jardin, un nouveau décor, exactement comme celui de Platon : "Mais le raffinement le plus exquis, c'est ce gazon, avec la douceur naturelle de sa pente qui permet, en s'y étendant, d'avoir la tête parfaitement à l'aise" Phèdre.

Même image, un pré, des arbres et des fauteuils bleus invitent à prendre nos aises. "Rêver, c'est le bonheur" Victor Hugo.

Qui a dit "l'attendre, c'est la vie" ?...

Au jardin du Clos de la Cornière, c'est le paradis sur terre, le bonheur immédiat, la sérénité retrouvée.

Le Clos de la Cornière (13)

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05 juillet 2014

Les Plumes à thème d'Asphodèle

Plumes d'Aspho-nouveau logo

chez Asphodèle aqui* !

Déjà le 4e été que je joue avec Miss Aspho. Je ne me lasse pas de dire que c'est grâce à l'Amie Jeanne que j'ai découvert l'atelier d'écriture d'Asphodèle, et depuis nous avons tissé des liens solides qui résistent à tout. Je n'ai pas fait le bilan de mes participations à ces rendez-vous agités animés, allant parfois du rire aux larmes, mais dans l'ensemble j'y ai participé intensément !

C'est dans le règlement, "pas de mot mais un billet ou pas de billet mais un mot" ! Lundi matin j'avais choisi la formule "ni mot-ni billet" (Ah ! pas si facile cette séparation estivale bloguesque !). Mais mardi, en découvrant -avec stupeur- Miss Aspho vautrée à côté d'un énorme cheese cake à la crème-fraise, j'ai décidé d'agir avant l'irréparable, et j'ai ressorti illico mon cahier pour noter les 15 + 3 mots : retrouvailles - ripaille - revoir - embrasser - froid - larmes - famille - fête - allégresse - bilan - amour - quai - adieu - joie - ami - séparation + inquiétude - irréparable - intensément.


Quelques photos et quelques mots de ma dernière balade bistronomique.


"L'Esprit BLANC : qualité, authenticité, convivialité, accessibilité"

Je dirais plutôt "l'Empire", comme celui de BOCUSE ou d'autres "Grands". 

Vonnas

Après la visite des Jardins aquatiques à Saint-Didier de Chalaronne, un nom de village tout proche a éveillé mon attention et ouvert mon appétit : Vonnas ! Au coeur d'un des plus beau villages fleuris de France, au confluent de la Veyle et du Renon, le "Village Georges BLANC".

Vonnas-plan village GB

 

Il faut se positionner sur le parking pour embrasser du regard l'ensemble de ces façades colorées et se laisser submerger d'allégresse par cette harmonie presque artificielle, comme dans une fête au Pays d'Alice.

 

Vonnas-place GB

Faire ripaille dans ces hauts lieux de la gastronomie créerait forcément une petite... grande... inquiétude au banquier... Laissant le menu à 240 euros (vin non compris)

 

Vonnas-Georges Blanc

nous avons tout simplement savouré la joie de nous installer à la terrasse d'un "Petit".

Depuis 1872, la famille BLANC bâtit cet empire. Une partie du village lui appartient. L'Ancienne Auberge (reconstition de l'Auberge des BLANC créée en 1872) nous invite à rêver avec sa sympathique et très abordable formule "Midi Express".

La Vieille Auberge Vonnas

 

Balade Ain 2-07-2014

 

Comme il faisait presque froid dans la salle à l'intérieur, nous avons préféré nous installer à une table en terrasse face au jardin, un "amour" de jardin ! un grand potager, une petite vigne, des animaux géants en liberté, des roses au milieu de la pelouse et une jolie barque amarrée au bord du petit étang...

 

Vonnas-étang

Balade Ain 2-07-20141

 

A regret, nous avons dû quitté ce jardin. Adieu -ou plutôt au revoir- oie, dindon, cheval, lion, taureau et dauphins.

 

* aqui (anagramme du "quai" de Célestine !)

Vonnas-statut cheval

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01 juillet 2014

En mode doux d'été

C'est décidé, je fais une pause dans ma vie numérique en juillet-août ! Il paraît que c'est tendance de s'obliger à se déconnecter pour un temps donné. Ca s'appelle le "self-binding" -auto-contrainte- (notion élaborée par le philosophe norvégien Jon Elster - cf A Nous Lyon n° 203-). My God ! "Comme Ulysse qui se fait attacher au mât de son navire parce qu'il anticipe sa faiblesse de volonté face au chant des sirènes, nous mettons en place des règles pour limiter les tentations numériques."

Se protéger du soleil, du burn out et de l'ordi, quoi ! Comme je n'ai pas encore d'intelligence artificielle comme mon APN j'ai les neurones qui s'usent, et pas assez de temps pour recharger mes batteries.

Pas question de faire passer ma vie virtuelle(vv2) avant ma vraie vie (vv1) ! Je vais donc pratiquer la "digital detox" avant que ma dépendance numérique ne se transforme en péché : balades, randos, apéros, restos, pique-niques, escapades, lectures, "So'N en 62 jours". Et le tricot me retente. Si !

Mais attention, il ne faut jamais dire "jamais". Je passerai faire des bloguo-visites à mes e-amies/is et je ferai tout d'même quelques ateliers et quelques billets !

BEL ETE A TOUT L'MONDE

 

chaises bleues

 

 

 

 

 

 

Posté par Soene à 07:00 - - Commentaires [26] - Permalien [#]
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