Des mots, une histoire 102

chez Olivia
Dans le panier d'Olivia 11 mots : talent - surprenant - conteur - phénomène - tempête - scène - décor - cimetière - éternellement - infini - personnage
(Merci à Antiblues de nous avoir appris à insérer des smileys !)
Depuis des mois, de gros nuages assombrissent mon ciel. Tempête sous un crâne. Ce phénomène météo surprenant me plonge dans une mélancolie infinie. La coupe est pleine. Vade retro Tlaloc !
Le décor se fige. Tout ce gris m’ennuie. Je broie du noir. J’veux de la couleur, de la chaleur, du bonheur. Je fais une fixation. La dépression est bien installée barrant la route à toute éclaircie. Scène de la vie ordinaire à cause d’un printemps pluvieux. Aucun espoir : l’été sera piteux. Mon optimisme vacille, mon moral a fait naufrage. Je suis en alerte, débordée d’eau. J’ai envie de pleurer autant et aussi fort que la pluie qui ne cesse de tomber… Je sais, je sais, ma rengaine à l’allure d’un cimetière des mots usés devient lancinante comme le chant des sirènes !
Au cours d’une de mes insomnies, j’ai écouté un conteur à la télé. C’était l’histoire d’un riche calife, triste et solitaire, qui errait dans les jardins de son palais sur la colline. Les courtisans -il n’y a pas que dans les contes d’Orient que l’on trouve ce genre de personnages- cherchaient, en vain, un moyen de l’aider pour se faire bien voir. Un jour, une jeune femme érudite proposa de lui écrire une histoire. Elle passait ses nuits à écrire et chaque matin le calife découvrait, contrarié, la suite de son récit bien sombre. Mais, intrigué, il voulut en connaître la fin.
Je n’ai aucun talent pour retranscrire à la lettre ce joli récit mais j’en retiens ceci : dans la vie quand on est à la fin d’un voyage, un nouveau voyage s’invite, éternellement. Le pouvoir du bonheur est immense mais le chemin qui y conduit est long…
Rendez-vous le 8 juin, le soleil revient !
AIR
Du 27 mai au 2 juin se tiendront les 7e Assises Internationales du Roman -AIR- conçues et organisées par la Villa Gillet ww.villagillet.net et Le Monde, co-réalisées par les Subsistances www.les-subs.com, et en partenariat avec France Inter.
« Quoi qu’on dise, la littérature compte encore. Ne croyez plus – si jamais vous y avez cru – qu’à l’ère de Facebook, de Twitter et de YouTube, les livres, ceux qui les écrivent et ceux qui les lisent, ne sont plus que des objets vintage à ranger avec le Minitel ou le disque vinyle. La preuve ? La foule, toute générations confondues, qui s’est pressée, à la manifestation des 6es Assises internationales du roman à Lyon. » Le Monde.
C'est bête, je travaillerai les 5 jours de la semaine du 27 au 31 mai. Il me restera le week-end de juin. Dommage, les événements seront presque tous hors les murs des Subsistances et de la Villa Gillet. Il ne me restera donc plus qu'à aller bruncher au Quai des arts, le bar-resto des Subsistances ! Il faut toujours voir le bon côté des choses !
Les débats, lectures et tables rondes, je n'aime pas trop ça. Je demande l'indulgence de mes Amies Liseuses et Auteurs. Même si Pierre Arditi lira "Voyage au centre de la terre" pendant 1 heure le 1er juin, je préfère aller respirer le grand air dans le jardin de la Villa. AIR revient tous les ans.
Mais je note d'y venir en 2016 -moi j'adore faire des proets !- (en 2015 se tiendra, à la même époque, un événement mondial majeur "Lyon Roses 2015"). Et voilà, ça commence, pas encore retraitée que je suis déjà surbookée !
La Villa Gillet est lovée dans le parc arboré de la Cerisaie (à l'origine il y avait un verger de cerisiers), en haut des pentes, à la limite de la Croix-Rousse. Ce parc accueille aussi, dans un petit coin isolé et ensoleillé, la vigne de la République des Canuts créée en 1986 http://republiquedescanuts.free.fr/.
Dans ce parc très pentu et très tranquille, on découvre de drôles de statues modernes, des arbres immenses et des fleurs de toutes les couleurs.
Bref, un endroit idéal quand le soleil brille pour lire, bien installée sur un banc ou sur la pelouse.
La Villa Gillet a été vendue à la Ville de Lyon à la mort de son propriétaire. Elle est de style toscan. Construite de fin 1911 à 1913 par l'architecte lyonnais Joseph Folléa, elle a obtenu le label "Patrimoine du XXe siècle".
Les statues d'art contemporain dissiminées dans tout le parc ne me parlent pas vraiment mais j'ai eu plaisir à les photographier. Voici les 3 que je préfère. (J'adore les oeuvres de César, en particulier le Patineur, place Tolozan, qui a été enfin restauré.)
Martinand "Duplex"
(avec des chênes rouges)
Je conseille fortement cette balade aux Lyonnaises et aux Lyonnais
Le chat noir
J’ai une nouvelle occupation. Je cours après les matous, les vrais, de tous poils, affectueux et/ou aventureux !
Challenge TOTEM chat de Liligalipette
Le chat noir et autres nouvelles d'Edgar Allan Poe
traduit par Charles Baudelaire
chez Librio
Depuis le temps que j’entendais parler d’Edgar Allan Poe (1809-1849), j’ai cru faire une bonne pioche en tombant sur «Le chat noir et autres nouvelles».
Une phrase sur la 4e de couverture de ce Librio à 10 FF (!) a également conforté mon choix : «L’œuvre de cet écrivain américain, traduite par Charles Beaudelaire, a été l’objet d’un véritable culte en France».
Bref, cette nouvelle de seulement 17 pages est des plus sordides. Il faut avoir l'esprit vraiment dérangé pour écrire de telles méchancetés.
C’est l’histoire d’un fou, écrite à la première personne, maître d’un adorable matou noir dénommé Pluton. L’homme qui adorait les animaux voit son caractère changer de jour en jour. Il devient alcoolique et méchant et fait du mal, même à son chat. Il s’acharne sur la pauvre bête. A la mort de Pluton, son chemin croise un autre chat noir mutilé et semblable à Pluton à un détail près. Et l’horreur recommence, s’intensifie… Beurk.
La fin de l'histoire sauve la morale. L’amérique, c’est bien connu , punit toujours les méchants ! Ouf !
Je n’ai pas eu envie de lire les 5 autres nouvelles et je déconseille cette lecture même pour le challenge Totem de Liligalipette !
Tag des 11 et pas que !
Selon l’expression, j’ai eu la monnaie de ma pièce ! C’est l’jeu ma pauv’ So’N !
me voilà face à 22 questions
je devrais dire 30 avec le tag à Jeanne
Les 11 questions d’Olivia
01 - Aimes-tu les prises de sang ? J’ai de la chance, je ne suis presque jamais malade. Sinon, je suis une malade docile. Je n’aime pas particulièrement les prises de sang, mais s’il le faut, je serre juste un peu les dents. J’ai donné mon sang pendant 15 ans.
02 - Auteur de polar/thriller/horreur préféré ? A part les SAS de mon père que j’ai lus il y a déjà pas mal d’années, je dirai Marcus Malte ! Je ne lis jamais de livres d’horreur.
03 - Voudrais-tu connaître le jour de ta mort ? Oui, tout à fait, pour avoir le temps de m’y préparer. Je voudrais avoir le courage de la Maman de Noëlle Chatelet et organiser mes derniers instants de vie et expliquer à mes filles qu’il ne faut pas avoir peur de la mort quand on est vieux.
04 As-tu eu une période «je ne m’habille qu’en noir» ? J’ai mis pas mal de noir, j’en mets toujours. Et qu’y a-t-il de plus chic qu’une petite robe noire ?
05 - Noyade ou pendaison ? Sans hésitation noyade.
06 - Pourrais-tu correspondre avec un tueur en série emprisonné ? NON. Je n’accepte l’idée que des gens puissent tuer.
07 - Décapitation ou immolation ? Là, je ne sais que choisir… ces deux propositions me terrifient.
08 - Combien de cicatrices as-tu ? Ouf ! On ne me demande pas où elles sont ! Mais je dis tout ! 1 au front (petite, je suis tombée avec une écumoire à la main), 1 au genou gauche (je suis tombée dans un escalier de cave avec une bouteille de Beaujo à la main, quelques jours avant mon entrée en 6e), 1 très grande en bas du ventre (en fait j’en ai 2 l’une sur l’autre) + les griffures indélébiles du chat fou au bras droit.
09 - As-tu déjà eu envie de tuer quelqu’un ? Voir ma réponse à la question 6 !
10 - L’as-tu fait ? Voir ma réponse à la question 9 !
11 - As-tu envie de m’étrangler pour ces questions idiotes ? Voir mes réponses aux questions 6/9 et 10 !
Les 11 questions de Domi
01 - Peux-tu conjuguer aimer et haïr de la même façon ? Oui. La passion est toujours dangereuse.
02 - Dis, est-ce que tu m’aimes ? Oui, bien sûr !
03 - Dis, est-ce que tu me hais ? Non, bien sûr !
04 - Tu me voues une amitié sans condition, voilà que quelqu’un s’interpose et fait en sorte de nous séparer. Que fais-tu ? Je persiste et signe dans notre amitié et je cherche à comprendre le pourquoi du comment.
05 - Crois-tu en une amitié virtuelle ? Evidemment ! Sinon je ne t’aurais pas répondu !
06 - Que penses-tu de cette expression : «Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis ? » J’emploie souvent cette expression car «il faut toujours se réserver le droit de rire le lendemain de ses idées de la veille» Napoléon Bonaparte
07 - Peut-on rire de tout ? Il le faudrait…
08 - L’internet peut-il donner tous les droits ? Absolument pas. Toujours la question épineuse de l’éducation et du respect de la Loi.
09 - Un texte criblé de fautes d’orthographe fait-il de quelqu’un une personne inculte ? Non bien sûr, mais l’orthographe est une si belle carte de visite.
10 - Oserais-tu dire à une personne que si elle ne se corrige pas orthographiquement tu l’éviteras ? Non, je n’oserais pas le lui dire même si j’en ai une énorme envie (à cause de mon éducation !). Par contre, comme ça me fait sortir de mes gonds, je ne lirai plus ses textes.
11 - Une personne célèbrement connue peut-elle se permettre des écarts de langage sur les réseaux sociaux ? NON. De quel droit ? Je suis très à cheval sur la politesse !
Mes 8 réponses à Jeanne
1 .Vous aimeriez mieux vivre avec des pattes de pingouin ou des oreilles de cocker ?
Je persiste, les oreilles de cocker, y'a trop de pinguoins

2 .Si un jour un elfe de maison bien élevé se présente à vous et vous propose de vous emmener à l’autre bout du bout du monde avec l’homme ou le femme de vos rêves (j’ai pas dit de votre vie) en vous autorisant à mettre dans votre valise, un savon, un jambon fumé, votre zifon, sans devoir prévenir votre employeur, sans carte vitale, sans devoir vous justifier auprès de votre famille, vous dites quoi ?
Oui tout d'suite, mais dans la valise, je mets aussi des livres, mon ordi, un stylo et des carnets, du pain et un cubi de Rosé !

3 .Quand vous étiez enfant, vous étiez fier de faire des bêtises et de les avouer ou de faire passer l’autre pour le coupable, quitte à mentir en détournant le regard avec un air bête ou pas ,et vous avez jamais oser en parler directement ?
Non je n'étais pas fière, je n'en faisais pas beaucoup et quand ça m'arrivait j'allais vite me dénoncer... car faute avouée est à moitié pardonnée et je ne supporte pas les injustices
4 .Quand vous êtes dans un groupe , et quelqu’un dit "au jour d’aujourd’hui" ou "j’ai envie de dire" ou "c’est la crise" ou "j’ai envie de dire qu’au jour d’aujourd’hui, c’est la crise" vous lui faites remarquer que c’est l’expression qui agace le plus les gens, ou vous ne dites rien mais votre visage agacé trouble le narrateur et vous êtes obligés de vous justifier ou vous contactez directement votre avocat ?
N'oublie pas, Jeanne, que j'ai des yeux-révolver qui tuent. Je ne dis rien mais on voit ce que je pense ! Si ça me gonfle vraiment, je n'écoute pas.
5. Pensez vous que la coiffure de Mireille Mathieu irait bien à Mireille Dumas, et inversement ?
Non, ce serait dommage, elles ont chacune un style bien particulier ! Souvien-toi, la Vache qui rit a bien essayé de changer de look, elle a même à une époque lancer un concours pour se relooker, mais rien n'a changé !
6 .Quand vous commencez un livre, et que celui çi ne vous passionne pas, vous essayez tout de même d’aller au bout par solidarité pour l’auteur qui a fait l’effort de le terminer avant de l’envoyer à l’éditeur ou vous laissez un marque page histoire de dire que vous essayez de vous y remettre plus tard ou vous fermez le livre et l’emmenez direct dans le tronc d’un arbre ?
Question d'éducation, je le finis... sinon, comme pour BDS ou pour Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates, je mets un marque page pour le reprendre l'année prochaine !
7 .Quand vous mettez votre poubelle dans le container prévu à cet effet, vous avez une pensée pour Yann Arthus Bertrand , vous demandez encore combien de temps France 3 diffusera Thalassa ou vous rêvez d’une thalasso ?
J'aimais bien YAB à ses débuts, quand il venait à Lyon pour la promotion de son livre Le Rhône vu du ciel. Lui aussi a pris la grosse tête... J'ai horreur de Thalassa et des thalassos... Mais je voudrais bien que le soleil revienne... Je respecte le tri sélectif, bien sûr -question d'éducation !- mais le too much me gave, pour ça et le reste...
Question subsidiaire (ah oui, faut ça !)

Si vous aviez eu le chance de côtoyer Simone de Beauvoir ou Boris Vian, vous auriez adopté un lama ?
Ben, là, j'ai toujours pas compris ta question... c'est un joke ? y'a pas de majuscule à "lama" donc tu n'évoques pas le Serge L... alors je donne ma langue au chat

Des mots, une histoire 101
Cette semaine, Fugain donne le ton pour la 101e d'Olivia
mots cachés : capturer - image - son - évasion - alarme - danger - rouge - coquelicot - mesdames - messieurs - hommes - faiblesse - âme - grise - ombre - doute - métaphysique - collège - professeur
Attention, mesdames et messieurs, dans un instant ça va commencer.
Sans l’ombre d’un doute, d’autres auront eu la même faiblesse que moi car le danger c’est de céder à la facilité. Je ne me laisse pas capturer par la pensée métaphysique du Professeur WH et aborde un beau sujet, fragile et léger comme un coquelicot, de l’actualité lyonnaise, images à l’appui (Miss Aspho, un billet qui s’est échappé sans photo chez So’N, ça surprend trop !).
C’est toujours la même histoire depuis la nuit des temps,
L’histoire de la vie et de la mort, mais ils ont la volonté de changer le décor.
C’est comme ça au Balajo. Cette péniche-accueil www.peniche-accueil.fr amarrée sur la rive droite du Rhône, au cœur de Lyon, accueille des hommes et des femmes en souffrance. Les après-midis en semaine et les dimanches en période de plan froid, une quarantaine de bénévoles se relayent pour soigner les cœurs rouges et les âmes grises, tandis que des professionnels de santé requinquent les corps en galère (de 40 à 100).
Le pain est blanc et l’eau est bonne (pas de vin à bord)
Pour ceux qui veulent, c’est de bon cœur qu’ils partagent.
Dans les années 90, le projet a vu le jour par la volonté d’un collège de 4 associations humanitaires, les Amis de la Rue, Habitat & Humanisme, les Petits Frères des Pauvres et Médecins du Monde, qui décide de faire acquérir la péniche par les Pouvoirs Publics.
L’Association va fêter ses 20 ans les 14 et 15 juin prochains (mettez une alarme sur votre ziphon !)
5, 4, 3,2, 1, 0, venez, tous les projecteurs vont s’allumer
Et tous les acteurs vont s’animer en même temps !
Sur le pont, une seule règle : parler, rire et chanter -sans trop monter le son et déclencher l’alarme-pour oublier la misère, pour lutter contre l’exclusion, pour rêver d’une évasion salutaire, sans jamais toutefois perdre de vue le règlement nécessaire au bon fonctionnement de cet espace collectif et solidaire.
La vie à bord est déjà bien rôdée et dans quelques années
Elle se sera encore améliorée au fil du temps.
«Le bonheur existe et j’y crois»
Aragon
Dentelles et p'tites Pépées
"Les Atelières"
«Renaissance» quel beau nom pour une collection… Mais faisons un grand pas au XXe siècle. En 1930, Gabrielle Viannay, cousette de son métier, décide de créer sa propre marque de soutiens-gorge. Nommée à l’origine La Gaby, l’entreprise devient Lejaby. C’est une success story.
En 1954, Gaby meurt. En 1992, une grande partie de la fabrication est délocalisée en Tunisie, puis au Maroc et en Chine, ne laissant qu’une infime production à Rillieux la Pape, tout près de Lyon.
Fin 2011, la liquidation de Lejaby est prononcée et Alain Prost reprend le flambeau. Maison Lejaby renaît de ses cendres.
"Les Atelières" c’est le fruit d’une rencontre, celle de Murielle Pernin, chef d’entreprise, journaliste, communicante et de Nicole Mendez, couturière chez Lejaby. Les deux fondatrices, l’âme chevillée au corps, décident de créer de la lingerie de luxe made in France (une idée qui doit plaire au Ministre du redressement productif).
Elles lancent l’appel du 18 juin 2012 sur Internet et obtiennent 80 000 € de dons. La Région Rhône-Alpes leur offre également une aide financière de 60 000 €.
Le 14 janvier 2013, l’activité de la SCIC (société coopérative d’intérêt collectif) démarre à Villeurbanne avec 26 salariés, dont 6 ex-Lejaby. La formation des employés a été assurée par le lycée Adrien-Testud du Chambon-Feugerolles (Loire), avec l’appui de l’école lyonnaise Sup de mode.
En janvier dernier, des danseuses du Lido ont présenté, à Paris, les modèles la collection «Renaissance» Lejaby Couture, au salon de la lingerie.
Le pari est compliqué. Ces drôles de dames souhaitent que ce "laboratoire" de savoir-faire à la française soit reconnu comme atelier expérimental et que soient ressuscités ces métiers manuels disparus à vraie valeur ajoutée.
des chiffres :
«Une parure Maison Lejaby Couture entièrement fait main coûte entre 250 et 350 €, un bustier 500€. Un prix qui s’explique par la qualité des produits -dentelles, mailles, tulles, rubans…- qui entrent dans la fabrication, mais aussi par leur technicité. Un soutien-gorge ne compte pas moins de 50 pièces et sa conception nécessite 22 étapes de fabrication.» (magazine d’info Rhône-Alpes printemps 2013).
Mon bonheur est dans les prés
M'évader pas très loin
et casser le train-train quotidien
je fais une cure de Nature
et je reviens bientôt !
imaginez...
une chambre d'hôte
"La Nature est éternellemenet jeune, belle et généreuse.
Elle verse la poésie et la beauté à tous les êtres,
à toutes les plantes qu'on laisse s'y développer à souhait.
Elle possède le secret du bonheur et nul n'a su le lui ravir".
George Sand
Bonne fin de semaine à toutes et à tous
Mort à la Fenice
Mort à la Fenice
de Donna Leon
http://www.donnaleon.fr/
Aussitôt arrivé ICI aussitôt lu ! D’accord, à la vitesse So’N tout d’même… Envoyé mystérieusement par Recyclivre.com (de la part de mon Amie Margaud du CG), le premier roman de Donna Leon a été pour moi une découverte de cette dame rencontrée en vrai aux Quais du polar.
Je peux résumer l’histoire en bien moins de 100 mots ! Dans le théâtre mythique La Fenice, le chef d’orchestre Wellauer a été assassiné pendant le dernier entracte d’une représentation de la Traviata. L’enquête est confiée au Commissaire Guido Brunetti.
A vrai dire, je me suis un peu ennuyée à suivre ces investigations –jusqu’au chapitre 23 (25 chapitres en tout) où j’ai trouvé la clé du mystère-. Je dois signaler tout de même qu'à la page 199 j’ai senti un regain d’intérêt car Donna Leon emploie le mot «pandémonium» ! Oncle Dan, tu sais quoi ? Je t’ai remercié tout bas de m’avoir fait plancher dans les Plumes à thème 7 d’Asphodèle ! «Il lui dit qu’il n’avait plus besoin de la loge, lui sourit, la remercia et redescendit dans les coulisses, tombant dans un pandémonium qui le laissa stupéfait.»
Dans les coulisses, Donna Leon se plaît à noyer l’affaire en faisant parler les nombreux témoins- présumés coupables, et se délecte à semer quelques indices impossibles à déceler tant qu’on ne connaît pas la fin… Mais bon sang, c’est bien sûr : les lunettes, la déficience auditive, etc. !
Heureusement, l’histoire se déroule à Venise, ce qui la rend la lecture moins fade. J’ai aimé retrouver les lieux emblématiques que j’ai eu le plaisir d’admirer plusieurs fois au moment magique du carnaval. Et puis, la plume féminine de Donna Leon ne manque jamais de prendre le temps de faire le portrait des protagonistes et de décrire leur tenue vestimentaire. Ces détails rendent ainsi les personnages plus vivants, plus sympathiques ou plus insupportables : "Celle qui était debout lui parut avoir une trentaine d'années. Elle portait un chandail violet et une longue jupe noire qui tombait sur des bottes en chevreau noir, à petits talons. Cela rappela à Brunetti le jour où, passant devant la vitrine des Fratelli Rossetti avec sa femme, celle-ci s'était exclamée qu'il fallait être fou pour dépenser un demi million de lires pour une paire de bottes." (page34).
Quelques touches de poésie, un Commissaire sympathique et compréhensif en font un roman pas si noir que ça. «Il se fit la réflexion que c’était bien possible, qu’elle était peut-être de celles qui se servent du langage comme d’un instrument, et non pas comme d’une arme.» (page 253)
J’ai donc dévoré les 50 dernières pages (sur 284).
Et comme pour tous les auteurs que je découvre, je lirai un deuxième livre pour confirmer mon jugement.
Donna Leon est née en 1942 dans le New Jersey. Elle est la reine du polar vénitien. Elle a écrit Mort à la Fenice en 1992. Ce livre a reçu le prix japonais Suntory qui récompense les meilleurs suspenses.
Muguettez-vous !
mercredi 1er mai
je fais ce qui me plaît
je n'oublie pas le muguet !
Le muguet du métro
Robert Doisneau
(1953)
Affaire classée !
Encore une fois, je constate que je suis un piètre limier !
Que je vous raconte !
il n'y a donc pas que du hasard dans ma vie...
Le 24/04, je reçois une lettre "1/3" avec un p'tit lapin en timbre. Une jolie carte à l'intérieur disait : "Coucou Soène, un petit envoi anonyme 1/3 (pas tant que ça finalement) pour une future balade du mercredi ?. Bises. signé : Zézette épouse X.
Puis ce message codé : "Coussinets noirs, sur le papier, le chat appose sa griffe".
Je me précipite chez mon Ptitlapin belge et je laisse un com sur son blog pour lui dire que je l'ai démasquée (indices : lapin et promenade à Paris !)
Le 25/04, 2e lettre "2/3" avec un joli cochon en timbre. Une jolie carte encore, complémentaire à la première, et un texte encore plus énigmatique : "Recoucou Soène, envoi anonyme 2/3. "Nuit et jour, l'un contre l'autre blottis, le chat et la couette" -extrait de ...- ( je ne peux pas très bien lire le nom de l'auteur de la poésie...) Bises".
Un 2e envoi de Paris. Alors, ce n'est pas Ptitlapin qui habite et travaille en Belgique. Elle aurait pu venir une journée à Paris et poster la 1ère carte, mais impossible pour la 2e postée le lendemain... Je retourne voir sa réponse à mon com et j'ai confirmation que ce n'est pas elle qui m'a écrit...
Je fais une liste des expéditeurs présumés : Miss Aspho, Jean-Charles (vous croyez qu'un homme est capable d'une telle attention ?...), Célestine, Jeanne, Pierrot du BdM... Je n'avais plus qu'à comparer l'écriture avec les cartes de voeux bien rangées dans une boîte...
Le 26/04, 3e lettre avec la dernière carte formant un tout avec les 2 précédentes : "Le dernier envoi. "Douce nuit d'avril, un chat sur le toit errant, découpe la lune". Bises. Signé... ? Ah j'oubliais de préciser que le timbre est un cheval !
Bon sang, mais c'est bien sûr. Pas besoin de lire la signature, le cheval m'a mise sur la voie !
J'ai obtenu l'autorisation de l'expéditrice pour dévoiler ses envois-mystère !
Merci Valentyne !
La Poste aussi est formidable, quelle ponctualité encore et toujours
et en plus j'adore les timbres de collection
toujours aussi belle la Miss Eiffel
il n'y a pas que la tour de fer qui me joue des tours !
@ très bientôt demoiselle...
en attendant de la voir en vrai, je m'en vais courir chez I..A
lui trouver de jolis cadres





























