Le 15 mai de Soène
Ce 15 mai, quelle belle journée.
Pas de pluie, un soleil timide, une brise légère, un parc presque désert aux pelouses tondues de frais et un rendez-vous.
Soène, Soène, où étais-tu ?
(pas à Paris !)
Ponctuelle (bus oblige !), j'étais en avance... de peur d'être en retard... "Moi, vous me connaissez" !
A l'entrée du parc, un homme (en short) s'avance vers moi, avec empressement... Mais, je ne le connais pas celui-là... Je tourne les talons, je rentre dans le parc... l'homme au short me suit... me poursuit même... à distance, tant mieux.
Demi-tour à droite, je ressors. A ce moment-là, deux groupes de sexa'randonneurs me harcèlent... Non, je ne suis pas inscrite, non je ne marche pas ! Il n'est pas encore 14 h 30, il n'est pas en retard (il est toujours à l'heure... question d'éducation !).
Je mets mes lunettes de soleil pour mieux observer l'homme qui me guette... Il n'y tient plus, le voilà qui s'avance plus près... tout près... "Vous êtes X ?" "Savez-vous s'il y a un autre parking ?"... Ouf ! il attend quelqu'un lui aussi ! MDR ! il ne sait pas qui il attend ! Muhaha ! Moi, si !!! et sûr, ce n'est pas lui !... en short... n'importe quoi... s'il croit que pour une première rencontre, c'est la tenue idéale, il a tout faux !...
Soène, Soène, qui as-tu vu venir ?
quelques indices :
Il adore les pivoines
Il va manquer Bérénice Béjo
Il adore trabouler et m'APNer ! (mais moi j'suis pas APN'ique)
quel farceur
et comment vais-je m'y prendre pour le rejoindre dans son échauguette ?...
la suite dans une prochaine traboule
on a des choses à dire
et Antiblues a fait une collection de photos !
Le mardi sur son 31, avec Sophie
chez Sophie
La vraie règle c'est de citer une phrase de la page 31 du livre en cours. Dans mes deux précédents rendez-vous avec Sophie, je me suis laissée emportée en citant un paragraphe !
A la lettre, voici la phrase de la page 31 que j'ai choisie de ce livre que je relis et où je découvre de vrais trésors de réflexion.
"Elle recevait des lettres de refus et, même quand les éditeurs disaient du bien de son roman, il semblait toujours avoir manqué le coup de coeur définitif qui puisse transformer son tapuscrit en vrai livre tout en pages et couvertures".
J'ai choisi cette phrase dans le roman que MTG a décidé de m'offrir pour le Swap d'Asphodèle en dehors de ceux que j'avais suggérés : "La Grand-mère de Jade" de Frédérique Deghelt, que j'ai adoré et dont je vais parler bientôt.
Dans cette phrase, encore un mot nouveau pour moi (tapuscrit), bien connu par celles et ceux qui vivent dans ce monde de la lecture et de l'écriture. Car, pour parler de ce roman, il est impossible de séparer l'écrivain et le lecteur, ils sont complémentaires.
J'aurais pu m'arrêter là pour ce billet. Le contrat est rempli ! ... mais comme je suis joueuse, je propose une autre petite phrase, courte mais qui me parle et parlera à celui qui, dans son commentaire, m'a fait une remarque à double tranchant ! (le connaissant, il voulait bien sûr parler du Rhône en précisant "69" !... (je vois déjà la mine réjouie de quelques Bloguinets !)
Pour Antiblues : "Elles adoraient jusqu'aux petits défauts l'une de l'autre".
Mille pensées à Vous qui me lirez
Arcs-en-ciel d'iris
Après deux jours de canicule, c'est la fête à la grenouille, à O.
que d'eau encore ce matin
le soleil c'est pour demain...
celui-là va être ravi de ce temps pourri !
il avait vraiment trop chaud aussi
mais tout d'même, encore une matinée parapluie...
avec celui-ci, c'est moins triste
J'avais pris mes précautions... Les Saints de glace n'apportent jamais rien de bon ! Et puis, trop de monde tue le plaisir solitaire de photographier... Sans personnages, les images sont moins vivantes, mais tellement épurées !
Les 12 et 13, c'est la Fête (annuelle) de l'Iris à O. (Il existe également une Fête de l'Iris à Bruxelles !). Des rencontres artistiques sont au programme tout au long du week-end. Entre temps, le soleil est revenu.
Je connaissais l'iris tout simple, bleu ou jaune, pas très original mais résistant. Il pousse partout, "en sauvage" : ça me plaît bien !
Je n'aurais pas l'idée d'offrir des iris... d'ailleurs je n'offre que très rarement des fleurs (je ne supporte pas qu'elles meurent, on le sait !). Mais la symbolique de l'iris est "bonne nouvelle, message, coeur tendre" et les bleus, blancs, jaunes "parlent" d'amour & de tendresse, de confiance, de bonheur...
L'iris ressemble à un papillon. On dit que cette fleur doit ses ailes à Iris, messagère des dieux, qui laissait la trace d'un arc-en-ciel en livrant ses messages aux humains... Victor Hugo cite cette fleur fragile et compliquée dans sa "Chanson d'autrefois" (Les Quatres Vents de l'Esprit), ainsi que d'autres poètes du 19e siècle, moins connus.
impossible d'en choisir un seul
et pourtant
qui sera l'élu 2012 ?
encore une élection...
je reste sans voix !
Des mots, une histoire 64
chez Olivia
diplomatie - église - inspirante - croquis - vocation - escarpin - impureté - altitude - destination - esperluette - solitude - anaphore parcimonie - inquiétude - identité - faux - surprise - tour - papier - porte - assassin - vacances - jalousie - ensoleillé - victoire -pyramide... liste pas très inspirante, mais c'est le jeu...
Réflexions personnelles...
Que de surprises cette semaine... Une grande solitude s'invite dans ma page blanche et je redoute même l'idée de rester enfermée avec ce temps ensoleillé.
Moi qui voulais prendre des vacances, j'ai réussi à m'échapper seulement quelques heures de ma tour. Avec diplomatie, j'ai proposé de travailler deux jours entre trois ponts... Comme j'ai pris de l'altitude (j'ai déménagé au premier, -plus près de la porte de sortie, m'a-t-on dit gentiment...-), et que j'ai enfin compris que je n'ai plus vocation à être indispensable, je vais en profiter pour finir de colorier les croquis de mon swap-livret des Pyrénées.
Moi qui utilise mes congés avec parcimonie, j'éprouve tout à coup une petite jalousie en pensant à MTG et Elcanardo partis vers des destinations de rêve. Pourvu que MTG, qui avait la tête à l'envers avant-hier, n'ait pas oublié ses papiers d'identité...
Moi qui ne suis pas ravie de la victoire du futur nouveau Président, j'ai bien aimé son anaphore "Moi, Président..." cette figure de style que Rue89 qualifie "d'étrange" : "Et la France découvrit l'anaphore". Bon d'accord, je découvre que le "&" est une esperluette (ben mazette, la belle nous chahute !), mais le journaliste découvre l'anaphore, alors !
Moi qui ne supporte pas les assassins, j'ai comme des envies de meurtres, avec la faux de Jakline ou l'escarpin de la Mayennaise... "Tu ne feras pas d'impureté" m'a appris le 6ème commandement de Dieu -que l'Eglise me pardonne-... Décidément, encore une question d'éducation ! Muhaha !
Je suis sûre que les égyptiens qui ont construit les pyramides ont eu moins de difficulté avec leurs pierres que moi avec ces 26 mots !
Le mardi sur son 31, avec Sophie
Après un gros nuage de bonheur avec le SWAP d'Asphodèle et le blues d'avant hier à 20 heures, il faut tourner la page.
A Lyon, tout va bien, la vie continue comme si de rien n'était !
Que choisir pour jouer avec Sophie, ce mardi 8 mai ?
Déclaré jour férié de commémoration le 20 mars 1953, Ch. de Gaulle en supprime le caractère férié par décret du 11 avril 1959, puis V. Giscard d'Estaing supprime à son tour la commémoration de la victoire...
Par la loi du 23 septembre 1981, F. Mitterand fait rétablir cette commémoration et ce jour férié.
Le 8 mai 2012 est célébré par deux Présidents
mais revenons 70 ans en arrière...
"Lundi 17 mai 1943. ... Je m'entends bien avec mes élèves. Nous avons, dans ma classe de terminale, une complicité de fous rires qui date du 8 mai. Ce jour-là, conformément à une circulaire de notre ministre, les professeurs d'histoire devaient, en faisant l'éloge de Jeanne d'Arc dont l'Etat célébrait officiellement la fête, le 9, montrer comment le Maréchal en était "le digne héritier" et combien leurs qualités étaient identiques. J'avais convoqué deux élèves au tableau partagé en deux par une bande verticale : d'un côté, Maréchal Pétain ; de l'autre, Jeanne d'Arc. Et le jeu avait commencé : âge - sexe - profession - situations personnelles - marié ou célibataire - ennemi ou allié. A mesure que s'inscrivaient les réponses, toute la classe, en pleurant de rire, inventait de nouvelles rubriques. Il n'y eut par la suite aucune réaction des parents. Pourtant, ils n'étaient pas tous acquis à l'opposition à Vichy, mais je crois que, pour les jeunes, le lycée est un domaine réservé qui ne regarde pas les parents..."
page 31 du livre "Ils partiront dans l'ivresse" de Lucie Aubrac
C'est un livre -presque un livre de chevet- publié en 1984, qui me tient beaucoup à coeur. J'en ai déjà parlé dans une autre vie bloguesque...
C'est le journal de Madame Aubrac de mai 1943 à février 1944. Elle y parle de l'arrestation de Jean Moulin dans la maison du Docteur Dugoujon, à Caluire. Cette maison est devenue la propriété du Conseil Général du Rhône qui en a fait le "Mémorial Jean Moulin" www.memorialjeanmoulin-caluire.fr
Ce n'est pas moi qui le dit !
SWAP aventure
Sacrée Asphodèle !
le 12 mars dernier, l'aventure a commencé ICI
pour le plaisir, j'ai swapé avec MTG
son billet ICI
après de nombreux mels...
après quelques sms
les voix...
la sienne, timide et réservée était la plupart du temps couverte par la mienne
nos rires en découvrant nos cadeaux respectifs choisis
pour être à l'heure à la date prévue initialement (22/4...)
les colis ont été ouverts... il y a déjà pas mal de temps !
le colissimo pyrénéen est bien arrivé
les colis ont été ouverts en direct, les téléphones coincés sur les épaules
une carte, quelques mots
une rose qui ne meurt pas
des senteurs
les cadeaux
les livres... numérotés !
les pochettes surprises
un savon végétal au lait d'ânesse à la vanille de l'Asinerie de Feillet 
contenant des vitamines A, B, C, D, E + du rétinol
(le lait du savon est produit par les 40 ânesses d'Olivier Campardou)
3 une terrine de canard aux pommes
et des livres choisis par MTG
(je lui avais juste suggéré Un roman français)

"Il est difficile de se remettre d'une enfance malheureuse
mais il peut être impossible de se remettre d'une enfance protégée"
(cette citation donne le ton du roman !)

j'ai adoré ce roman, sauf l'épilogue...
des réflexions et des citations de Christine Orban
un livret de coloriage... à mon âge !
bien sûr, j'ai choisi une péniche et un scène de campagne à colorier
comment dire "Merci"
pour cet échange
pour cette Amitié
et pour cette incroyable aventure initiée par Jeneen & Syl
c'était mon premier SWAP
ce 6 mai 2012 restera dans ma mémoire !
"Se souvenir, c'est vivre une seconde fois"
Christine Orban
Des mots, une histoire 63
Je joue avec Olivia
et vos mots :
tard - pelage - lettre - muguet - tomate - prélude - oiseau - temps - plateau - duel
éternité - bégayer - toxique - merveilleux - soleil - film - fugitif - interdit - carnage
Le duel n’aura pas lieu.
Il est trop tard.
A chacun sa voie, c’est la senteur qui le tuera.
Parce que je redoute la violence d’un carnage verbal, je me contenterai de lui écrire une lettre et y glisserai un brin de muguet.
Ce qui est merveilleux, c’est que le destinataire n’imaginera pas un seul instant ce prélude mortel. Les fines clochettes toxiques le transporteront dans l’éternité avant même qu’il n’ait eu le temps de se repasser le film -plus exactement le court-métrage- de sa vie. Comme l’oiseau se brûle les ailes en volant vers le soleil, il sera anéanti, pour toujours, par ce porte-bonheur menteur.
La petite voix de ma conscience bégaye en douce qu’il est interdit de déposer la mort sur un plateau d’argent… Mais le petit coup du muguet c'est plus subtilement féminin qu’un grand coup de surin !
Et que deviendra, alors, le «Rouge Tomate» à Bruxelles ? Décidément, ce vieux loup-garou au pelage grisonnant aime la couleur du sang jusqu’à l’afficher sur l’enseigne de son restaurant ! Peu m’importe. Le mot déposé chez Olivia à 20 h 40 m’a fait ramer aussi !
J-C encore merci pour ton muguet et pardon pour ce coup bas !
Des mots, une histoire 62
Absente pour la lecture de vos textes, je joue avant de m'évader ! Merci d'attendre bien patiemment mes visites et commentaires.
Cette semaine, Olivia a récolté : immédiateté - assiette - création - café - peau - trille - absence - bergamote - confiance - peigne - hermétique - insouciance - facile - tristesse -- sourire - diable - déception - labyrinthe - sang - coïncidence - chavirer - connexion

En préparant mon billet, une pensée terrifiante m’est venue : et si un jour, un robot trop zélé se mettait à lire et à écrire à ma place ? Mon sang se glace ! Sûrement que les adeptes des STARs seraient très heureuses de cette collaboration pour faire exploser leurs scores !
Comme Elcanardo, j’admire toutes les photos sur le blog de Pastelle. En mars, elle s’est rendue au Salon Innorobo où une centaine de robots ont fait leur show. En avril, Pastelle s’est également agitée comme un beau diable pendant 3 jours aux Quais du Polar, dans la peau d’un paparazzi, sans jamais me croiser dans l’immense salle dela Corbeille ! Quelle déception quand je l’ai appris, moi qui n’ai pas osé faire une seule photo des Auteurs présents… Mais c’est une autre histoire, pour plus tard…
Dans l’immédiateté, je reviens sur les robots. Sans me perdre dans un labyrinthe d’explications scientifiques qui me ferait chavirer dans le ridicule de mon ignorance, je vous livre juste quelques réflexions.
Ca devient un véritable phénomène de mode les robots. Coïncidence, même Jeanne aimerait bien en avoir un pour s’occuper de sa grande maison et de son jardin, pendant qu’elle chante (mais pas une robot-woman aussi belle qu’Amalgamate, des fois que ça tourneboulerait son Jérôme).
De l’ère des robots de compagnie, on est passé dans la réalité des robots-équipiers. Qui n’a pas déjà un robot pour tondre la pelouse ou un robot aspirateur !La Coréedu Sud a même inventé un robot gardien de prison. Epatant, et bien pas tant que ça, justement ! Figurez-vous qu’il est énorme et pas trop facile à manipuler.
L’industrie française est en retard en robotique et n’en compte que 34 000. Il faudrait faire avancer les mentalités pour donner l’envie aux gens de collaborer avec ces automates sans cœur et sans cervelle… Mais, Kibo-kist, spécimen humanoïde sud-coréen, peut exprimer dix émotions, alors ça vaudrait peut-être le coup d’essayer de cohabiter. Les robots-pompiers ont un bel avenir devant eux, comme Octavia de l’US Navy qui ne connaît pas la peur, etc.
L’intelligence artificielle n’est plus une utopie. En 2001, Steven Spielberg en avait déjà fait une émouvante démonstration avec David, l’enfant-robot, qui avait mis tout son amour et sa confiance dans un couple d’humains ingrats, et qui avait découvert avec tant de tristesse leur drôle de façon de l’aimer.
Les robots n’ont pas dit leur dernier mot, loin s’en faut. Etre hermétique au progrès ne sert à rien. Pour le moment, l’homme se différencie encore de la machine par sa faculté de répertorier une multitude d’émotions, de désirs, de rêves et de souvenirs. L’avenir proche permettra la création d’humanoïdes capables de compenser tous les manques causés par la vie moderne. Le compagnon mécanique, ne connaissant aucune faiblesse, sera toujours dans son assiette et saura interpréter les désirs de son maître, lui apporter son café ou son thé à la bergamote suivant l’heure de la journée, le conseiller et même passer les choses au peigne fin pour faire la part des choses.
On est bien loin de l’horrible Terminator métallique de James Cameron. Demain, l’homme pourra avancer «la fleur au fusil»*, c’est-à-dire avec insouciance, avec à ses côtés, un Data ou un HRP4 C, ces nouveaux Mécas capables de faire inlassablement des trilles pour soulager sa douleur comme le rossignol* du conte d’Andersen, et lui redonner le sourire. Grâce au dynamisme artificiel et inaltérable des androïdes, toutes les connexions «between the buttons»* seront désormais possibles, même en l’absence d’activité neuronale humaine !
* L’empereur de Chine et le rossignol
* La fleur au fusil de Jean Galtier-Boissière
* Album Connection des Rolling Stones
Bêtises de Soène
à la Confluence, y'a des p'tits bateaux
Maman, les p'tits bateaux
qui vont sur l'eau
ont-ils des jambes ?
Mais non, ma pauv' Soène
s'ils en avaient
ils marcheraient
Maman les p'tits bateaux
Qui vont sur l'eau
Ont-ils des ailes ?
Mais non, ma pauv' Soène
S'ils en avaient
Ils danseraient
à la Confluence, y'a de l'eau
des gros poissons
à la Confluence, y'a un ludopole
mais ce sera pour une autre fois














































