Soène aux mots passant

20 avril 2014

Le défi du 20 avec Mamylor et le Printemps

Pour ce défi du 20 avril, une idée s'est imposée d'emblée. Changer de style de poésies ! Mon défi du 20 sera illustré par des haïkus qui parlent merveilleusement du Printemps, thème du défi proposé par Mamylor ICI

Le Printemps
statue Croix-Rousse

J'ai découvert ces petits poèmes rythmés par 17 syllabes grâce à la Bloguo. Si je ne suis pas une "haïjin" chevronnée j'aime me laisser embarquer par ce principe de 5/7/5.

"... Ecrire un haïku, c'est sauter hors de soi-même, c'est s'oublier et prendre un bon bol d'air frais." Kemeth White -La Route bleue-

"Le haïku est simplicité, légèreté, mise à nu de l'essentiel. Le haïku, c'est une table de bois, une fleur des champs. C'est le temps accordé au silence. Une grâce, un secret. Un oiseau qui se pose. Un instant sauvé, une brindille d'éternel. Un haïku, c'est la chance offerte de tout deviner, de tout comprendre, de tout aimer, en un éclair de 3 vers... Un haïku réussi est celui dont le langage n'est plus langage. Juste l'esquisse d'un sourire, comme une porte qui s'entrebaîlle sur l'infini." Henri Brunel -Les plus beaux contes Zen/L'art des haïkus-

"Le haïku : un bout de réel noté tel quel, dans son insignifiance, où se condense tout l'évanescent de l'émotion." Maurice Pinguet -Le texte Japon-

Certes, les traductions en français des Maîtres japonais de haïku ne respectent pas toujours la règle des rimes, mais elles nous font virevolter quand même dans cette légèreté poétique.

 

oie et bb

Dans l'eau que je puisescintille le détut
du printemps
Ringaï (Roger Munier)

 


a-6-4-14-cerisier

 

Le printemps qui s'éloigne
hésite
parmi les derniers cerisiers

Rien d'autre aujourd'hui
que d'aller dans le printemps
rien de plus
Yosa Buson

 

a-glycine

 

Brise légère
l'ombre de la glycine
tremble à peine

Du coeur de la pivoine
l'abeille sort
avec quel regret
Matsuo Bashö

pivoine-abeille

 

Bon dimanche de Pâques

et rendez-vous avec Mamylor
pour son défi du 20 mai

 

 

 

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17 avril 2014

La poésie du jeudi chez Asphodèle

En pensant très fort à Miss Aspho, voilà son rendez-vous qui tombe à pic pour reprendre ma vie bloguesque.

Jeu-la poésie du jeudi chez Asphod'L

Un nouveau Jeudi-Poésie orchestré par Syl, la fidèle Assistante de notre Vendéenne !

Un poème de circonstance !

 a-Fin-bloc sténo

Livre Aspho

 

Poème écrit par Patoch de Bretagne

"Tire-toi, t’es en retraite…

Non, tu ne chanteras pas avec Tino
Qu’la vie commence à 60 ans !
Elle se corse plutôt.
Toi tu veux t’emparer du temps
Ne pas construire l’avenir sur du sable
Agir sans préalables
D’abord qu’est-ce que c’est qu’ce mot
La retraite !
On dirait une mise au placard
On te tient à l’écart ?
T’es plus capable d’agir !
On t’a dit d’partir.
C’est vrai qu’tu prends un virage
Je sais qu’t’enrages
Reste pas là les yeux embués
Sur ton fil funambule
A toi de ne pas trébucher.
Des projets, t’en as
T’occuper des autres
Et continuer le combat penser à toi."

 

a-départ retraite-message (5)

 

 

Patoch, c'est parfait. Merci. Rien à ajouter ! J'ai juste changé le dernier vers !

Merci aussi à celles et ceux qui se sont manifestés d'une façon ou d'une autre, ici et ailleurs. J'ai eu bien besoin de tous vos soutiens et vos mots d'Amitié pour supporter l'indifférence totale et désolante de la Collectivité territoriale qui m'employait...

 

Vive la retraite

 

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09 avril 2014

Les ... de Valentyne, quelle aventure !

Trois petits points de suspension
ça ouvre parfois sur un hoziron inconnu...

a-QdPsamedi (1)

Le Prix Agostino (qui récompense la meilleure nouvelle noire ou policière) de la 10e Edition de Quais du Polar 2014 a été décerné à...

Valentyne !

ICI

La Jument Verte avait un peu abandonné son thème favori pour l'occasion, quoi que dans sa Nouvelle primée elle parle de "Deuche" et de "Jag" !

Pincez-vous si vous voulez, vous ne rêvez pas : sur les 337 nouvelles reçues, celle de Valentyne est arrivée en tête à l'unanimité du Jury.

Un vrai atelier d'écriture comme ceux du samedi, de Miss Aspho et Olivia ! 6 000 signes et 10 mots imposés : avril - morts - traces - love - zulu - Aneisthésia - saturne - mur - dernier + quais

Quais du Polar lui avait annoncé la nouvelle le 31 mars, évitant la date du Poisson d'Avril. Mais tout d'même, Valentyne avait cru avoir mal compris. Elle m'avait donc envoyé un petit message me demandant ce que j'en pensais. Mais bon sang, c'est bien sûr, Elle a gagné ! Youpi ! Et cerise on the cake, elle m'a chargée de la représenter pour la cérémonie de remise de son Prix.

a-QdPsamedi (3)

D'un coup j'suis devenue "VIP" par procuration : invitation à l'inauguration officielle à la Salle de la Corbeille de la CCI et au cocktail à la Chapelle de la Trinité, le vendredi soir, à la cérémonie de remise des Prix le samedi, dans l'Amphi de l'Opéra. Wouah !

a-QdPsamedi (4)

Bigoudis et souliers vernis étaient de rigueur, pensez donc, fallait que je sois à la hauteur. Le jour J, à l'heure H -même avant-, j'étais dans la queueleuleu dans le hall de l'Opéra, avec le numéro 45.

QdP-n°45

QdP-hall Opéra

Pas de passe queueleuleu, même en disant "Suspensions(s)" à l'agent de sécurité qui était aussi membre du Jury et qui avait adoré.

Installée de façon stratégique, sur le côté, afin de pouvoir approcher du podium sans trop de difficultés, j'ai été interpellée par un Monsieur assis à ma droite, qui lisait la nouvelle par dessus mon épaule, mine de rien... N'y tenant plus, j'ai dû répondre à ses questions et blablabla ! Ce qui m'a vallu qu'il me propose de prendre quelques photos pour envoyer à Valentyne. Trop bien, même si on ne voit pas mes souliers vernis !

QdP-Amphi Opéra

QdP-podium

Le temps a passé, 5 minutes de retard et un programme super chargé, 14 h 35, il était grand temps de dévoiler la gagnante du Prix Agostino ! "La lauréate n'a pas pu faire le déplacement mais une de ses amies est dans la salle". Où est-elle ? Peut-elle nous rejoindre ?"...

Je me suis levée, j'ai fait très attention en descendant les marches et me voilà micro en main... Et là, j'peux pas vous dire ce que j'ai raconté, ça coulait comme si j'avais lu un livre ! Mais je me souviens très bien que j'ai précisé qu'en fait, je ne connaissais pas mon Amie Valentyne car c'était une e-Amie, une Amie virtuelle, (rumeur dans la salle !) mais que nos liens de blogueuses s'étaient transformés en Amitié au fil des années. Et blablabla... Comme le temps passait pressait, on m'a gentiment enlevé le micro des mains et Monsieur le 1er Adjoint au Maire de Lyon (excusé !), fraîchement élu, m'a remis le cadre aux couleurs QdP avec le texte de la Nouvelle et le nom de l'Auteur, VV !

QdP-remise Prix Agostino ValVal

 

J'ai rapporté le trésor à la maison en attendant qu'il retrouve sa propriétaire.

a2-Prix Agostino 2014 Valval

L'an dernier, j'avais retrouvé à Lyon, Asphodèle, Célestine, Somaja et Antiblues. Cette année j'ai fait la star sur les planches ! Elle est pas belle ma vie ? Vive Quais du Polar et vivement 2015 pour une autre Aventure Extraordinaire !

B-R-A-V-O Valentyne

cheval

et merci de m'avoir fait vire ces moments for-mi-dables !

Miss Aspho, tu m'apprendras à trouver des gifs sympas ?...

 

 

 

 

 

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03 avril 2014

La poésie du jeudi chez Asphodèle

 

Jeu-la poésie du jeudi chez Asphod'L
chez Asphodèle

 

 Les roses de Saadi
de Marceline DESBORDES-VALMORE

chez Antiblues voir la sublime rose la "Marseillaise" ICI
(en commentaire, je lui parlais déjà de ce poème !)

poème livre Anne

"Les femmes, je le sais, ne doivent pas écrire. J’écris pourtant…" M. D-V


Pour les curieux (et les retraités qui ont du temps), voici une explication du texte !

J’aime encore plus ce poème depuis que j’ai appris qu’il fait référence au Jardin des roses du poète persan Saadi et dans lequel Marceline D-V a puisé son inspiration. Son site ICI

J’ai copié-collé, sans le modifier, un article trouvé sur le Net (dont je ne donne pas volontairement le lien, mais qui est facile à repérer) :

A ce titre, dans son fameux livre Irân dar adabiyât-e Jahân (L’Iran dans la littérature du monde), Shoja’-od-Din Shafâ souligne : "La source d’inspiration de Marceline Desbordes-Valmore dans "Les Roses de Saadi" fut son amour ardent pour un homme dont elle n’a jamais voulu parler." Selon cette allégation, l’attrait poétique de Saadi apparaît dans les rapports sentimentaux de ceux qui sont satisfaits de transformer leurs désirs en un amour éthéré et chaste. (3 premiers vers)

Dans cet extrait, la rose est le symbole de la vitalité de l’esprit qui fortifie l’âme lorsqu’il s’agit de l’apaiser au travers d’un comportement subtil et du langage commun : la louange de l’amour fait le bonheur de l’aimé, et l’amante trouve son équilibre dans la parole de l’autre. La poétesse française montre ici son affection enthousiaste et débordante pour l’être à qui elle a attribué tant de beauté et de fraîcheur. (4 vers suivants)

Le déchaînement désigne ici la fragilité de l’existence lorsqu’elle devient un moyen de s’échapper fugitivement vers l’immensité de l’univers instable et éphémère. Cependant, la transformation de l’eau en rouge est le signe de la souplesse humaine. L’image que notre poétesse donne de son amour menacé fait apparaître le cheminement d’un parcours poétique par lequel tout devient fluctuant pour son esprit. L’usage du terme « enflammée » évoque la supériorité de l’âme sur l’être notamment dans les moments monotones de la vie humaine. Ceci dit, la notoriété des poèmes de Saadi ne se limite pas à un rapport réciproque entre l’amant et sa bien-aimée, mais à une tentation sensuelle qui fait que l’amour mérite d’être apprécié par le secret de l’intimité suprême. Dans l’œuvre de Marceline Desbordes-Valmore, la délicatesse de la poésie de Saadi est présentée comme une élévation vertueuse pour la quête de soi et celle d’autrui.

C’est ainsi que la poétesse se réfère à son état d’âme : Ce soir, ma robe encore en est tout embaumée… 

Dans ce passage, à l’instar de Saadi, la poétesse décrit la grandeur de l’amour par l’odeur des fleurs comme étant un moyen d’attirer l’amant et de le purifier mentalement : Respires-en sur moi l’odorant souvenir. 

L’adoration est hautement exagérée par l’amante afin de trouver un appui sentimental. En guise de conclusion, nous pouvons dire que dans les poèmes de Marceline Desbordes-Valmore, le style poétique de Saadi est une composante quasi-émotionnelle utilisée afin que l’amante puisse se souvenir du passé par le biais d’un monologue intérieur d’une part, et par une évocation sereine d’autre part. Un tel poème à la fois mystérieux et spirituel pourra être le pivot de tout destin salvateur. Comme Saadi, Marceline Desbordes-Valmore estime que l’amour se cristallise dans la pensée humaine et est ultimement destiné à être le ressort de la perfection morale.

 

a-rose2-9-12
rose Parc Tête d'Or

 

 

J'avais déjà repéré ce poème dans le livre "Le langage des fleurs" de Michel Beauvais qu'Anne m'avait offert.

Le hasard est toujours là !  Dernièrement, j’ai acheté (1 €) un vieux livre usé écrit par Claude Augé. Inutile d’expliquer mon cheminement de pensée (les perspicaces y verront un signe évident avec le prénom et le patronyme où il manque juste 2 petites lettres pour retrouver le nom d’un Bloguinet (sourire).

Renseignements pris, Claude Augé (qui a été directeur de la Librairie Larousse et a poursuivi jusqu’à sa mort l’œuvre du célèbre lexicographe Pierre Larousse) a écrit ce cours de grammaire en 4 volumes de 1890 à 1912. Cette brillante collection a formé des générations de Français jusqu’à la veille de la seconde guerre mondiale.

Et dans cet exemplaire, page 168, je retrouve ce poème en récitation et dictée !

la petite Berthe Sylvestre lira-t-elle ce billet ?

a-Livre grmmaire

 

 

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01 avril 2014

Je prépare ma sortie... M-1 / J-trop bien !

En avril ne te découvre pas d'un fil. Je devrais plutôt écrire ne te dévoile pas d'un fil car il ne s'agit pas, là, de mon extérieur mais de mon intérieur ! Et comme ce sera mon dernier billet sur la préparation de "ma" sortie (pas théâtrale du tout, croyez-moi), je vais me permettre quelques fantaisies...

 

VRAI : Dans 11 jours, je serai en congés qui me conduiront ainsi en "grandes vacances". J'ai choisi cette date pour bien me souvenir de mon départ car le 11/04 c'est l'anniversaire de ma Lili jolie.

VRAI : En 30 ans et 2 mois passés au Conseil Général du Rhône, j'ai eu un arrêt maladie pour une opération et une ITT de 3 jours suite à mon vol plané en juin dernier, j'ai croisé 9 Préfets dans les couloirs du "château", j'ai connu 2 Présidents et 1 Présidente, j'ai "servi" 3 premiers Vice-Présidents dont un Sénateur, et un autre Ministre et Député, j'ai signé plusieurs contrats, j'ai eu, en même temps, pendant quelques mois, un CDD et un CDI (si, c'est possible, au CG tout est possible !), j'ai eu la médaille d'argent mais je n'aurai pas celle de vermeil à cause de mon mi-temps en tant que assistante de Sénateur alors qu'à l'époque je travaillais 12 heures par jour (si, c'est possible, au CG tout est possible !), j'ai enregistré des centaines de cassettes VHS d'actualités régionales, fait des milliers de photocopies pour les revues de presse quotidiennes, et je n'arrive pas à comptabiliser le nombre exact des Conseillers généraux qui ont défilé depuis mars 1984. D'ailleurs, depuis quelques années, je ne les connais même pas tous !

VRAI : En mars 84, il faisait grand beau comme en mars 2014, j'y vois un (bon) signe !

VRAI : J'ai actualisé mon CV pour suite à donner. Il paraît qu'il n'y a plus de places disponibles de gardiens pour le futur Musée des Confluences. Zut, j'ai raté le coche, je me voyais bien en gardienne de trésors.

FAUX : Je vais donc postuler pour conduire, le we seulement, le funiculaire qui monte à Fourvière. Avec un petit coup de piston, ça devrait marcher.

VRAI : Pourquoi chercher un autre boulot ? Ben pour gagner un peu d'argent de poche pour mes futurs voyages, dans le Sud, en Normandie, en Vendée, dans la Creuse, en Picardie, en Belgique, à Paris, dans la Drôme, à Laval et à bien d'autres endroits.

VRAI : Je me remets à l'anglais (intensif) pour le Congrès mondial Lyon Roses 2015. Je vais m'impliquer à fond dans cette belle aventure.

FAUX : Je vais prendre des cours à distance de communication avec Antiblues. Ca me rappellera mes années CNAM ! Et des cours de guitare avec Célestine pour chanter le blues avec Edualc, Yeah !

VRAI : Je vais faire des ateliers d'écriture, des concours sur les blogs, de l'aquarelle et de l'aquabike à Aquavert.

VRAI : J'ai l'intention de passer beaucoup de temps sur la bloguo et au téléphone.

VRAI : Edit 2 avril : J'irai flâner à l'Amphi de l'Opéra, je l'ai promis à Valentyne !

J'attends encore un peu les retardataires qui auraient la bonne idée de venir lire mon billet et je dis ce qui est vrai et faux pour Adrienne qui n'a pas pu faire la part de "mes" choses !

 

Muhaha, y'a du vrai et des poissons du faux...
Normal, c'est le 1er avril !
je vais mettre ce poisson petit bonheur dans mon bocal

01-04-10 poisson Margaud (2)
vrai poisson d'Avril collé par une collègue à ma porte de bureau

 

 

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29 mars 2014

Les Plumes à thème d'Asphodèle

Plumes d'Aspho-nouveau logo

 chez Asphodèle

 

les mots cachés : thème "ville" - voiture - rue - immeuble - abeille - théâtre - anonymat - animation - pavé - visite - parc - bitume - bus - fuite - hôpital - flâner - embouteillages - gare - urbain + cohue - chuter - constance

Il n’y a pas que Lyon en France! J’avais promis de parler du Festival vénitien d’Annecy.

Cette ville au paysage urbain superbe, aux petits immeubles et maisons anciennes entre lac et montagnes enneigées, la petite Venise des Alpes, resplendissait sous le soleil pour ce 18e Festival.

a-Annecy-carnaval-15-16 mars 2014

Arrivée à la gare, j’ai rejoint l’hôtel à pied, et aussitôt ma valise déposée, j’ai suivi le Thiou (évitant ainsi le bitume et les voitures coincées dans les embouteillages) pour aller flâner dans le vieil Annecy. J’aurais pu prendre les bus, gratuits à cause du pic de pollution, mais j’aime bien battre le pavé et déambuler le nez en l’air et l’œil à l’affût quand je pars en escapade !

Les touristes m’avaient devancée. Théâtre vivant, Annecy bruissait dans ses moindres recoins de son cœur historique, dans les rues longeant les canaux, aux terrasses des restaurants et au Pâquier surtout, le fameux parc-promenade qui m’offre ses paysages saisissants à chacune de mes visites.

Pour quelques heures, j’ai délaissé le centre historique après avoir pris quelques photos du Palais de l’Isle ou vieilles prisons et croisé quelques couples ou solitaires qui jouaient avec les couleurs des murs des vieux quartiers. Parés de leurs costumes somptueux, étranges, aux couleurs pastelles ou colorées, impossible de reconnaître sous cet anonymat les visages cachés derrière leurs masques. Quelle constance, quelle gentillesse de la part de ces passionnés qui prenaient le temps de poser pour les centaines de photographes professionnels et les milliers d’amateurs ! Et parfois même, cerise sur le gâteau, ils nous permettaient de capter leur regard, comme un jeu. Dans le mystère de leur silence forcé, ils nous faisaient aussi un signe de tête qui ressemblait à un grand sourire, pour nous dire merci. Et puis repartaient ailleurs, lentement et précautionneusement pour éviter une chute qui n'aurait pas manqué d'endommager leurs précieuses tenues.

a-portraits masques

Le long du podium face au lac, l’animation était à son comble. Chacun se pressait, se contorsionnait à qui mieux mieux, pour capturer le cliché idéal, mission presque impossible tant les gens sont sans gêne. De vraies abeilles attirées par le miel ! J’étais partagée entre l’envie de prendre la fuite et le désir de découvrir de nouveaux costumes, de saisir l’instant fugace d’une pose artistique ou attendrissante.

a-Annecy-carnaval-15-16 mars 20141

J’ai beaucoup aimé ce Festival vénitien très connu. J’ai retrouvé tout à fait l’esprit de celui de Venise, avec en plus l’espace immense et verdoyant pour ces déambulations sans cohue, et surtout la patience et l’extrême amabilité attentionnée de ces fous d’amour des déguisements vénitiens que je n'avais pas ressenties à Venise.

 

Je vous invite à cliquer sur l’album, en haut à gauche, pour découvrir encore plus de costumes.

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28 mars 2014

Tag abécédaire

Moi qui adore les tags, je n'ai plus le temps de rien de les faire. Nom d'un gratton, voilà que je deviens bien impatiente, tout finit par arriver, hein !

tag-de-az

ICI, je m'étais pas mal dévoilée ! Lorsque Syl avait fait le sien "Tag de la personnalité", ICI, je m'en étais fait un au brouillon, même si je n'étais pas invitée !!! Et puis, quelque temps plus tard, Miss Aspho ICI, n'y a pas été par quatre chemins, la coquine a détourné le tag et m'a inscrite dans sa liste des nominés !

Sans demi-mesure, j'en ai donc fait deux ! Si, si ! C'est pas de ma faute tout d'même... quand on me cherche, on me trouve !

le premier, plus personnel

 

A comme Avenir. Le mien me préoccupe un tantinet ! Damned, c’est une grande aventure la retraite

B comme Balades. J’adore me balader à Lyon ou ailleurs, à pied et avec mon APN

C comme Chat. Je fais une fixation… Non, ce ne serait pas raisonnable en appartement

D comme Demain, car c’est un autre jour et j’espère toujours qu’il sera mieux

E comme Escapades. Prendre le train ou l’avion et partir. Un we, une semaine, voire plus, à la retraite tout est permis

F comme Fantaisie mais sans trop, juste ce qu’il me faut pour casser la routine

G comme Gueuletons, comme on dit à Lyon. Un petit menu tout simple dans un resto sympa (avec La Fourchette) j’adore ça

H comme Hiver, je déteste, j’ai horreur du froid

I comme Incolore, comme mon vernis à ongles

J comme Joie, une vieille Pub de produits de beauté

K comme Kéolis (bus) ! Bon d’accord, je suis déformée par mon boulot et hantée par mes trajets journaliers !

L comme Limonade ! Un grand verre comme quand j’étais petite. D’ailleurs il n’y a pas que les enfants qui boivent de la limonade

M comme Matin. Je ne suis pas du tout, du tout du soir

N comme Nicole, what else ?

O comme le Ô du Rhône, évidemment !

P comme Programme. J’aime bien savoir à l'avance où je vais et ce que je vais faire

Q comme QR code : aucune utilité pour moi…

R comme Rose (la fleur), une de mes passions depuis longtemps      

S comme Soleil ! Il n’y a que lui qui sait me redonner le sourire

T comme Trinquer (ça porte bonheur)

U comme Utopie, j’adore ce mot et j’adore l’employer

V comme Valise, je suis toujours prête pour la remplir, mais je déteste la défaire

W comme Welcome ! Il est beau ce mot anglais, même si Bienvenue est bien aussi

X comme Xyste ! Heureusement que Miss Aspho m’a appris ce mot !

Y comme Yoyo. Quand j’étais petite, j’en avais un et je ne savais pas m’en servir, il descendait au bout de sa ficelle sans jamais remonter. Attention, ça peut être dangereux : voir l’abécédaire de Somaja ICI

Z comme Zorro, le cavalier qui surgit hors de la nuit et court vers l'aventure au galop ! Ce que j’ai pu les regarder ces feuilletons à la télé, il y a… il y a… de nombreuses années.

 

paillasson
photo de mon paillasson !

 

le deuxième bien (plus) érudit hihihi
(pioché dans le recueil des membres du "Cercle des Obsolètes réapparus"
et sur un site des "mots rares")

car vous le savez
Bescherelle & Moi c’est une belle histoire d’amour de tous les jours !!!

 

Abécédaire de mots oubliés spécial Antiblues

 

 Apostille : annotation en marge ou en bas d’un écrit

Bégauder : s’amuser sottement

Chafourer : griffonner

Douloir : se plaindre

Emberlucoquer : embarrasser, entortiller, séduire en usant de la ruse

Frelampier : bon à rien

Guilée : petite pluie soudaine et de peu de durée qui vient ordinairement au printemps

Halbrené : excédé de fatigue

Irréfragable : qu’on ne peut pas briser

Javotte : femme bavarde

Kestrosphendone* : http://golfes-dombre.nuxit.net/mots-rares/k.html

Lanternerie : fadaise

Musser : cacher

Nesciemment : sans le savoir, imprudemment

Obombrer* : http://golfes-dombre.nuxit.net/mots-rares/o.html

Pleure-pain : avare

Quibus : argent liquide

Rebelute : à contrecoeur

Sanguienne ! : juron

Tabut : trouble, tumulte

Unda-maris* : http://golfes-dombre.nuxit.net/mots-rares/u.html

Vespérie : réprimande

Wiski* : http://golfes-dombre.nuxit.net/mots-rares/w.html

Xénie* : http://golfes-dombre.nuxit.net/mots-rares/x.html

Yole* : http://golfes-dombre.nuxit.net/mots-rares/y.html

Zinzolin* (ça me rappelle un Atelier d’écriture !) : http://golfes-dombre.nuxit.net/mots-rares/z.htm

 

mots avec un * trouvés sur le site http://golfes-dombre.nuxit.net/auteurs.html


j'suis devenue gifomaniaque comme Miss Aspho !

 

8a3af457
image empruntée chez http://chipiedream.centerblog.net

 

 

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26 mars 2014

L'amour sans le faire

L'amour sans le faire

Serge Joncour

L'amour sans le faire-Serge Joncour

 

 

 

"Ne pas pouvoir s’aimer, c’est peut-être encore plus fort que de s’aimer vraiment, peut-être vaut-il mieux s’en tenir à ça, à cette haute idée qu’on se fait de l’autre sans tout en connaître, en rester à cette passion non encore franchie, à cet amour non réalisé mais ressenti jusqu’au plus intime, s’aimer en ne fait que se le dire, s’en plaindre ou s’en désoler, s’aimer à cette distance où les bras ne se rejoignent pas, sinon à peine du bout des doigts pour une caresse, une tête posée sur les genoux, une distance qui permet tout de même de chuchoter, mais pas de cri, pas de souffle, pas d’éternité, on s’aime et on s’en tient là, l’amour sans y toucher, l’amour chacun le garde pour soi, comme on garde à soi sa douleur, une douleur ça ne se partage pas, une douleur ça ne se transmet pas par le corps, on n’enveloppe pas l’autre de sa douleur comme on le submerge de son ardeur. C’est profondément à soi une douleur. L’amour comme une douleur, une douleur qui ne doit pas faire mal." (page 219)

Cette page-paragraphe résume l’histoire et explique le titre choisi par Serge Joncour. Comme une réflexion que l’auteur se ferait à voix haute.

Louise et Franck ne se connaissent pas. Alexandre, ce mort bien présent dans leur cœur, était le frère de Franck et le mari de Louise, mère d’un petit Alexandre.

Deux lieux, la campagne, rude à cause de la terre et des hommes, la ville qui n’est pas l’eldorado qu’ils croyaient trouver, deux parents-beaux parents, deux Alexandre, ces liens forts qui les relient et apaisent les tensions, les ingrédients qui font ce roman sans mystère mais attachant.

Dans les cent premières pages, les chapitres alternent sur les deux vies en parallèle de Louise et Franck. Ce parallèle arrivera-t-il à se fondre pour ne faire qu'un chemin ? Le livre finit plutôt bien.

Et puis, petit à petit, l’enfant de 5 ans prend toute la place, la vie des adultes tourne désormais autour de lui. Si Alexandre, le mort, les sépare, le petit Alexandre les rapproche involontairement ou pas... "Dans l'amour, la tendresse remplace parfois la passion charnelle." (cf France Info)

Dans cette ferme du Lot, la pudeur des sentiments est là, aussi forte que les rayons du soleil en été, aussi blessante que la vie aux champs.

"De toute façon l’émotion ce n’était pas leur genre, il n’avait jamais vraiment été question de ça, entre eux tout passait par autre chose, bien à distance l’un de l’autre, tout ce qui normalement s’exprime par la parole, entre eux ça passait par d’autres signes, dans un regard ou un silence, un soupir souvent, il était souvent question de ça, de soupirs, dans un soupir il y a bien plus à entendre que dans une phrase." (page 118)

Quant à Louise, elle est toujours habitée par son amour mort. Les hommes lui ont apporté tant de bonnes et mauvaises choses, la mort et la vie. Son fils en est le miroir, précieux et fragile, qu'elle veut protéger.

Elle est sûre d’une chose, plus jamais elle ne pourra faire l’amour avec un homme pour lequel elle aurait des sentiments, elle ne supporterait plus cette manière d’affoler l’affection, ce risque fou auquel ça expose d’aimer.

Elle craindrait même de se rapprocher d’un homme qu’elle n’aimerait pas, mais qui serait là, ce serait terrible de s’habituer à sa présence, le manque que ça ferait naître si là encore, pour une raison ou pour une autre, il devait disparaître ou s’éloigner. Aimer, ce serait de nouveau s’exposer à la peur, la peur d’être dépossédée une seconde fois. Cet homme qu’elle aimait avant, il lui servait de repère et de raison d’être. Dans l’amour il y a bien plus que la personne qu’on aime, il y a cette part de soi-même qu’elle nous renvoie, cette haute idée que l’autre se fait de nous et qui nous porte. D’autant que cet homme-là, il l’avait accueillie dans son univers, il lui apportait tout, une vie, un décor, une famille, un équilibre, cet homme-là c’était tout son monde. Sans qu’elle s’en rende compte il dessinait les concours de son existence. C’est toujours dangereux de miser son destin sur un homme. C’est si fragile, un homme. (pages 48-49)

Mais dans la vie, il faut toujours insister et tout peut continuer, autrement. La vie c’est comme un film, on peut la réinventer.

Une histoire simple et vraie, sans surprise certes, mais que j’ai beaucoup aimée. 

Serge Joncour (né le 28/11/1961)est l'auteur de plusieurs romans parmi lesquels UV (Prix France Télévision 2003, Combien de fois je t'aime, L'idole adapté au cinéma sous le titre Superstar.

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22 mars 2014

Des mots, une histoire 127

Je vais pratiquer l'alternance pour les ateliers d'Olivia et d'Asphodèle. Ca me laissera ainsi le temps de visiter les autres blogs.

Des mots, une histoire-OliviaB

Élégance - prestance - cruauté - barbarie - orgue - cathédrale - gargouille - gouttière - pluie -mousson - alizé - moiteur - douce - laine et la petite difficulté : commencer le texte avec le A et le finir avec le Z (je n’ai pas placé mousson et Alizé… normal, je suis de Lyon, je ne connais que la Bise et le Mistral !)

 

Ahmed

 

Allah Akbar, Dieu est le plus grand ! Non, ce n’est pas l’appel à la prière par un quelconque muezzin. Je parle d’un détail en arabe et en français gravé au bas de la gargouille à l’effigie d’Ahmed Benzizine, qui a causé quelques gargouillis et effacé un peu de la moiteur légendaire des sentiments de certains Lyonnais.

Pendant 30 ans Ahmed a été le chef du chantier de restauration de la Primatiale Saint-Jean-Baptiste, que l’on connaît mieux sous le nom de cathédrale Saint-Jean, dans le quartier historique du Vieux Lyon.

Perchée à une douzaine de mètres sur un côté de l’édifice, la gargouille ne se remarque pas d’emblée malgré sa belle prestance car elle est encore privée de la douce patine du temps. Elle a  été sculptée dans la tradition médiévale des bâtisseurs de cathédrales par le tailleur de pierres, Emmanuel Fourchet. J’aime beaucoup l’élégance du geste de ce compagnon qui n’a fait que respecter une vieille tradition du Moyen-Age  pour rendre hommage à son chef d’équipe.

D’ailleurs, dans cette version contemporaine pour sa gargouille, Ahmed y voit plus un symbole d’œcuménisme qu’une barbarie. Français et musulman pratiquant, il a toujours travaillé sur des monuments historiques et éprouve un grand respect pour les lieux sacrés, églises, mosquées ou synagogues.

Plus d’une centaines de gouttières hérissent ainsi les murs de l’édifice pour évacuer l’eau de pluie et préserver la pierre. Donner à l’une d’elle un visage humain fera un peu oublier la cruauté des représentations de certaines autres nées d’un bestiaire imaginaire repoussant et laid.

 

Infos pratiques :

Le 3e dimanche du mois, concert d’orgue gratuit à 17 h 00, dans la cathédrale (et le 2e dimanche du mois à 18 h à la basilique de Fourvière). Prendre une petite laine car il n’y fait pas très chaud.

 

Et demain, 23 mars, votez !

 

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20 mars 2014

Le défi du 20 avec Mamylor et le Jeudi-Poésie d'Asphodèle

Déjà le 20 mars !

Un billet 3 en 1 pour

le Défi du 20 sur l'"Eau" chez Mamylor

le Jeudi-Poésie chez Asphodèle

et l'arrivée du Printemps (thème du défi du 20 avril !)

arrosoir2

 


volontairement je parlerai de l'eau sage qui tombe ou coule
ignorant l'eau révoltée qui ravage tout sur son passage



j'y vais

canard de Barbarie-a

je me jette à l'eau

canard de Barbarie-b

les histoires de Plume je les connais par coeur !

Avec l'eau, source de vie, j'aurais mille choses à dire et cent photos à montrer. Sur ce sujet incontournable, indémodable, universel, Jeanne en aurait fait tout un Chabada. Chansons, poèmes, expressions, citations, parfums, signes astrologiques, statues, monuments, impossible d'en faire le tour. Il me faut encore choisir.

"L'eau vive" de Guy Béart m'a accompagnée longtemps. J'étais même capable de jouer, d'un doigt, le refrain sur les touches d'un piano.

"Ma petite est comme l'eau, elle est comme l'eau vive
Elle court comme un ruisseau que les enfants poursuivent
Courez, courez, vite si vous le pouvez
Jamais, jamais vous ne la rattraperez...

ruisseau1a

 

et la pluie sur les fleurs que c'est beau
un vrai plaisir pour les photographes

 

pivoine-a

a-rose-pluie

a-rose bouton-pluie

"Une goutte d'eau" chantée par Nicole Rieu me fait "dresser les poils" comme disent les membres du Jury de The Voice ! La bande des Traboules de Plume s'en souvient et Jeanne aussi sans doute

goutte eau

 

lac gelé-dentelle1a


gouttes d'eau gelées au Parc de la Tête d'Or

 

 

Jeu-la poésie du jeudi chez Asphod'L


"Au bord de l'eau" de Guy de Maupassant, "Le chant de l'eau" d'Emile Verhaeren, "Le jet d'eau" de Charles Baudelaire, "Sur l'eau" de Sully Prudhomme. Ca nous parle.

La poésie d'actualité que je choisis pour jouer avec Miss Aspho est le calligramme de Guillaume Apollinaire (encore lui, ici !). Un poème-objet décoratif et difficile à lire, ce qui en fait son charme et son mystère.

(1er dessin en haut "colombe poignardée" aux ailes déployées
2e dessin en bas "jet d'eau" avec un bassin à sa base)

 

"La colombe poignardée et le jet d'eau"

la colombe Apollinaire

 

 

Comment parler de l'eau sans évoquer les ponts. Le "Pont Mirabeau", bien sûr, et aussi "Le pont" de Victor Hugo, moins connu, "Les ponts" texte de Arthur Rimbaud, etc.

 

cadenas passerelle St-Georges-a
la cadenasmania se répand aussi à Lyon

 

Les villes traversées par des rivières et des fleuves, comptent de nombreux ponts qui, vus du ciel, dessinent des barrières imaginaires aux formes presque rectilignes. Lyon a de nombreux ponts et passerelles pour traverser le Rhône et la Saône, des fontaines, des quais, des berges aménagées, des péniches et des lions qui crachent de l'eau

Saône-novembre2011-2

péniches Saône
les quais de Saône

Confluence-darse-a
la darse à la Confluence

 

a-jet-fleur métal
la fontaine et la fleur métal

fontaine2

 

01-11-09-lion-b

 

et hélas, aussi, des parapluies

parapluie-a

mais l'arc en ciel n'est jamais très loin...

arc en ciel Oullins (2)

 

après la pluie, le beau temps

et

Vive le Printemps

a1jonquilles
jonquille Parc de la Tête d'Or

petit poème printemps
image du Net

 

Rendez-vous le 20 avril
quel défi Mamylor va-t-elle nous proposer ?...

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