Le Caravage
Parce qu'il faut tourner la page, sans toutefois oublier, voici un sujet plein de douceur et d'amour qui me tient à coeur.
Le Caravage, rien à voir avec Michelangelo Matisi da Caravaggio !
Il s'agit du Caravage, le cheval fétiche de Bartabas le cavalier, filmés par Alain Cavalier le cinéaste.
photo du Net
J'ai piaffé d'impatience en attendant la sortie de ce film-document et j'ai vécu 70 minutes enchantées.
ICI, Jean-Michel FRODON, critique de cinéma, écrivain et enseignant, en parle de façon magistrale.
"Un moment d'harmonie poétique et drôle entre l'Art et l'Animal".
Le Caravage, cheval gagnant, 800 kilos de grâce et d'intelligence est une alchimie d'amour, de travail et d'art, "un être fantastiques et très réel".
"Pas à pas, trot à trop, saut à saut" Le Caravage, drôle, touchant, léger comme une plume, tourne et danse, se démène et se pavane, se blesse aussi. Entre lui et son maître, tout est attention, affection, complicité, respect, jeu, beauté et harmonie.
Pas de paroles inutiles dans ce documentaire, les images parlent d'êlles-mêmes. Le Caravage crève l'écran. On entend le silence du manège, juste troublé par les sabots et les "signes" sonores de son maître pour rythmer ses pas jusqu'à saturation d'imaginaire. Les gestes précis, répétitifs, et les liens qui se tissent autour de l'Animal, envahissent chaque instant de chaque jour des jeunes filles qui veillent sur ce trésor vivant.
Au Fort Zingaro, à l'abri des regards, la préparation d'un spectacle est un vrai parcours de patience et d'amour.
Bartabas est un habitué des Nuits de Fourvière. Je n'ai jamais pris le temps d'aller voir un de ses spectacles et je le regrette.
