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Soène aux mots passant
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3 septembre 2013

Le mardi sur son 31, avec Sophie

JEU-Mardi sur son 31-Sophie

page 31 chez Sophie

 

«Le cerveau gouverne, pas le cœur. On ne le contredit pas.
Pourquoi étais-je si sévère avec moi ?
Pour me protéger, répond la raison.
S’empêcher de vivre, est-ce une façon intelligente de se protéger ?
Quel autre moyen ?
Prendre connaissance de la lettre ne me mènerait à rien, mais il me serait difficile de résister pour la seconde fois.»

La mélancolie du dimanche-Ch

  

Je n’aime pas trop chroniquer des livres qui l’ont déjà été, de façon magistrale, par d’autres blogueurs-amis beaucoup plus alertes que moi dans cet exercice difficile.

Pourtant, j’ai envie de dire deux ou trois mots sur le roman de Christine Orban «La mélancolie du dimanche» que Mind m’a conseillé.

Je ne me suis jamais ennuyée en lisant ces 185 pages. L’histoire est toute simple et pourtant Christine Orban nous tient en haleine jusqu’au dernier chapitre.

Personne ne dira le contraire -ceux qui disent que non mentent-, le dimanche, souvent, on s’ennuie. Et plus on vieillit, plus on abhorre ce jour de la semaine où la vie prend l’allure d’un train de sénateur, long et fatigant comme une nuit sans sommeil, et vide de tout.

Le dimanche, on traîne en pyjama, on ne fait rien ou bien on fait des rangements. Et tout peut basculer. Tout au long de cette aventure, je me suis retrouvée…

«La solitude est inhérente à ma nature. Le chagrin est une glu qui éloigne des autres et rend la beauté invisible. Il renvoie à des traumatismes trop anciens pour le chasser d’une promenade. S’il suffisait de s’expatrier pour changer, la vie serait simple.» (page 35)

C’est ce qui est arrivé à Indiana, mariée, une fille et une grand-mère. A cause d’une lettre tombée d’un chapeau ! Une lettre de Jules, son ex, qu’elle n’avait pas lue dix ans auparavant et qu’elle avait perdue.

Plus on avance dans la lecture, plus on se pose des questions et plus on cherche la/les raisons qui ont fait que cette lettre est restée dans l’enveloppe.

«On peut s’épuiser par la pensée. Je ne sais pas contrôler ce voyage. Je peux contrôler mes actes, pas mon esprit. Mes pensées sont curieuses et intrépides.» (page 24)

Indiana se repasse le film de ces années passées… regrettées malgré sa vie douillette qu’elle a choisie, entourée d’un mari idéal et d’une adorable petite fille.

Le cheminement des ses pensées la ramène toujours à Grannie, sa chère grand-mère qui ne se prive jamais d’une occasion de la conseiller et de porter un œil critique sur sa vie, ses relations. D’ailleurs, c’est de sa faute si cette fameuse lettre n’avait pas été ouverte.

«Mieux vaut le doute à la sinistre réalité, à des mots hypocrites ou mauvais qui resteront pour toujours gravés dans ta mémoire. Le doute, c’est la fenêtre ouverte, le possible.» Comme un chant de sirène, Grannie avait le don de l’endormir, de lui faire faire ce qu’elle ne voulait pas, de lui faire entendre «sa» raison. Indiana se laissait mener par le bout du nez. Et c’est Jules qui en a supporté les conséquences.

Mais s’il avait su dire les mots au lieu de les écrire, tout aurait été tellement différent… Des choses bonnes à dire ou des choses bonnes à lire ? Là est la question.

La lettre nargue Indiana. Ayant enfin compris qu’elle doit changer de style de conseils, Indiana confie sa découverte à Capucine, sa meilleure amie, «sa sœur choisie» (page 125). Elle a bien fait. Désormais le passé ne débordera plus sur le présent.

 Mais «se débarrasse-t-on jamais des histoires inachevées ?»

 ce livre peut voyager

Quelques mots sur l'Auteur : http://www.evene.fr/celebre/biographie/christine-orban-11115.php

 

 

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Commentaires
D
Bonjour Soène!!!<br /> <br /> Suis heureuse de te retrouver, je pensais que ce serait dans le défi d'Olivia ...<br /> <br /> Suis heureuse de voir aussi que tu as été la seule à être venue me lire aujourd'hui, j'avoue être un peu découragée dans ce défi où il semble que ça ressemble à du chacun pour soi. Bon n'en parlons plus, j'avais juste envie d'en parler à quelqu'un, hum on est pourtant pas dimanche hihi!!!<br /> <br /> Comme je suis curieuse de nature je vais acheter ce livre car j'aimerais bien savoir ce qu'il y a d'écrit dans cette lettre!!! J'ai une granny dans ma vie enfin une belle-granny, elle me fait étrangement penser à celle de ton bouquin...d'ailleurs je pense qu'une lettre un jour attendra mon mari qui n'est autre que son fils, pourtant il s'est juré qu'il ne la lira pas!!!<br /> <br /> Je viens te souhaiter une douce soirée et une bonne rentrée.<br /> <br /> Bisous<br /> <br /> Domi.
S
ha ça donne envie...plus qu'à m'armer de patience avant de le voir apparaître dans les rayonnage d'emmaüs!
A
Pauvre Antiblues qui voit ressurgir les billets de lecture dont il est absent !!! Il s'en remettra !!! :lol: En attendant ton billet est magnifique, je me retrouve aussi dans cette mélancolie des dimanches, moins depuis que je ne vis plus en ville mais quand même, je veux bien pour le voyage, j'avais beaucoup aimé Virginia et Vita de cette romancière !!! Bises♥
C
Promis, je le lirai des que je trouverai un dimanche où je m'ennuie! <br /> <br /> ( mais pour l'instant, c'est pas au programme) <br /> <br /> Ah bon, tu parles d'Antiblues dans tous tes billets? J'avais pas remarqué... ;-)
A
"Façon magistrale "... magistrale ... faut voir !!! ;)<br /> <br /> ...<br /> <br /> <br /> <br /> Punaise, un billet de Soène où pas une seule fois le mot "Antiblues" n'est écrit !!<br /> <br /> JE SUIS VERT !!! ;) :lol:!
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