Max
Au Bric à Brac de Vaise qui est immense, je cherchais un autre livre de Christian Bobin. Rien. Un livre de Marcel Proust. Rien. Mais un prénom a retenu mon attention : «Max» et la photo (bien sûr) de Jean Moulin.
Le Foyer Notre-Dame des Sans-Abri est une association lyonnaise très dynamique, qui se consacre à l’accueil, l’hébergement et l’insertion des personnes sans abri ou en grande difficulté. Pour vivre, leur principe est simple : on donne et ils revendent.
Comme beaucoup, je n’aime pas trop les intermédiaires. Je m’arrange directement avec Dieu et je m’efforce de faire au moins une BA par jour pour aller au paradis, le moment venu !
Je me méfie énormément des OGN ONG (enfin des 2 en fait
). Alors je donne mes z'euros au FNDSA. Je fais une double BA en donnant les vêtements et objets dont je ne veux plus et en achetant à leur grande braderie annuelle ou dans leurs dépôts (il y en a plusieurs à Lyon). Souvent je leur achète des livres d’occasion que je reporte après lecture pour qu’ils les revendent ! Une histoire très antibluesienne ! Pourquoi je raconte tout ça ? Parce qu’il le faut bien ! Le FNDSA a besoin de Pub !
Donc, pour en revenir à Max, sujet de ce billet, j’ai déniché un livre à 1 euro… (gratuit -qui ne pouvait pas être vendu- !) La dame bénévole à la caisse a enregistré mon achat et encaissé ma pièce, comme de si rien n’était !
Je ne me lasserai jamais de découvrir ce Héros qui me fascine, et cet homme qui avait plus d'une corde à son arc. J'en reparlerai encore, bientôt, pour dévoiler "l'autre Jean Moulin".
Max de Michel Quint
C'est le premier livre que je lis de cet auteur, Michel Quint. Je n'ai pas lu "Effroyables jardins" ni vu le film.
Sophie en parle ICI dans son blog "Les lectures de Sophie".
«Qu’on me pardonne de faire de Jean Moulin un héros de roman… Au fond j’ai juste essayé, humblement et avec un certain orgueil, de me glisser dans le mythe de Jean Moulin comme un comédien prête sa vie à un rôle héroïque qui le dépasse et donc il voudrait révéler pourtant la simple humanité.» écrit Michel Quint dans un court avertissement qui précède le début de son roman.
Cette précision étant dite, me voilà rassurée. Et puis, cette fiction rajoutée à la vie de Jean Moulin aurait très bien pu être la réalité.
Ce récit-roman-fiction se situe sur les 6 premiers mois de 1943… jusqu’au 21 juin. Et l’auteur conclut en quelques chapitres, sur juin 1945.
Un jour, Jean Moulin-Jacques Martel-Max croise la jeune Agathe Langlois étudiante, mais pas que, à Lyon. Le personnage d’Agathe est inventé mais trouve tout naturellement sa place parmi les vrais résistants. Une belle histoire d'amour et d'amitié où des liens se tissent, pudiques et forts, malgré une rancune qui s’effacera à petits pas.
J’ai beaucoup aimé ce livre car j’y ai retrouvé la vie de Jean Moulin, les faits réels, les lieux lyonnais, les noms et pseudos des membres de la Résistance, même si Michel Quint s’attarde trop souvent à décrire les dessous de cette incroyable organisation de la Résistance.
