Une photo, quelques mots avec Leiloona
avec Leiloona
Depuis que j'ai découvert la photo de Romaric Cazauz que Leiloona nous propose cette semaine, je n'ai qu'une idée en tête : écrire quelques mots sur une histoire d'amour sur fond de guerre... Mais comment l'imaginer, moi qui suis née en 49... J'ai donc choisi la facilité pour ce billet...
Babelio m'a aidée. Sans l'avoir lu, le premier roman de la journaliste Nadia Salmi raconte l'histoire que cette photo m'impose :
"Pendant la Seconde Guerre mondiale, "on ne badine pas avec un Boche.
C'est indécent. On lui fait la guerre. On le déteste. On l'exècre pour tout ce qu'il représente.
Non, on ne s'amourache pas d'un soldat à la botte du nazisme. C'est un délit. En 2007, Nadia reçoit la photo de son grand-père, un officier de la Wehrmacht. Dans ces traits flous, effacés par le temps, Nadia tente de discerner la personnalité de cet homme, celui dont on taisait l'existence, par honte, par peur du scandale, des regards indignés.
Dénigrée, humiliée, mal aimée, la mère de Nadia a connu le sort de près de 200 000 enfants, nés de ces alliances réprouvées d'une Française et d'un Allemand. Fille de Boche.
Petite fille de Boche donc, Nadia se plonge dans une enquête, fantasmant l'histoire de ses grands parents, partant à la recherche de sa famille, de Hans, ce grand-père qu'elle rêve et redoute de connaître tout à la fois, dans une plongée au coeur d'elle-même."
image du Net
Je suis fascinée par les faits réels, les films et les romans de cette guerre. J'en ai vraiment pris conscience depuis ma rencontre avec le Docteur Frédéric Dugoujon, à mon entrée au Conseil Général, en 1984... L'Histoire de Caluire me hante, tout comme les vies de Jean Moulin et du couple Aubrac...
J'aurais pu aussi choisir l'histoire de l'un des personnages du Club des Incorrigibles Optimistes, Werner Toller, Allemand antinazi et résistant pendant la guerre (page 200)... Ainsi, l'honneur aurait été sauf...

