Encore un vilain mot
Je me lâche ce mercredi 29 février
une fois tous les 4 ans, c'est raisonnable !
Ne m’appelez plus jamais «Mademoiselle»,la France laisse tomber ce joli mot, devenu discriminatoire sur les formulaires administratifs. C’est Matignon qui le veut…
Définition du Larousse (100e édition/200) : 1/ titre donné aux jeunes filles ou femmes célibataires - 2/ Anc. Titre donné à une femme à une femme mariée dont le mari n'était pas noble - 3/ Hist. avec une majuscule Titre de la fille aînée du frère du roi de France
Pincez-moi. Aïe, non, je ne rêve pas… Est-ce une rebiffade, une rebuffade ? Une appellation sexiste pour féministes pures et dures ! Un gros mot, en somme. Encore une reculade.
L’écrivain (je déteste la féminisation des noms) Isabelle Sojfer proprose une solution neutre : «Mademoidame».
http://mademoidame.blogspot.com/
image du blog de Isabelle Sojfer
Mesdemoidames, Messieurs, que les Elus chercheurs de voix retiennent bien la leçon. Au début, ce sera un peu difficile à prononcer ce «mademoidame», mais à force de le répéter, ils oublieront le «Madame, Mademoiselle» et gagneront du temps.
Mais que fichent les Immortels aux habits verts ? Ne vont-ils pas tous se lever pour défendre ce mot désuet mais charmant et attentionné ?
Mais, Moi, j’aime bien quand on m’appelle «mademoiselle» ! ça me rajeunit !
Mais alors, que vont devenir les mademoiselles des parfumeurss, des chanteurs, de l’Histoire de France, des écrivains, des poètes, des peintres, des commerces en tous genres ?...
Faudra-t-il rebaptiser la Grande Mademoiselle Anne-Marie Louise d’Orléans, duchesse de Montpensier, Mademoiselle Coco Chanel qui tenait tant à ce qu’on l’appelle mademoiselle ?
Adieu les Mademoiselles Louise de la BD, Germaine de Brel, celle Patricia Kaas qui chante le blues, Agnès la chroniqueuse, etc.
Que vont devenir le Groupe de rock Mademoiselle K, et Mademoiselle Claire qui chante aux Docks 40 à la Confluence ?
« Après le divorce, le droit de vote, l’avortement libre et remboursé, la parité politique (pas du tout respectée, mais cela est beaucoup moins grave), un nouveau pan de la société machiste, une autre ignominie sexiste et ancestrale tombe : la case mademoiselle disparaît enfin de nos documents administratifs ! Peut-on seulement imaginer les traumatismes inguérissables, les humiliations insoutenables que ce qualificatif infâmant a pu provoquer chez les pauvres victimes qui eurent à le subir ?» La Plume à Gratter.
Vous en pensez quoi ?
@ vos plumes, si vous le voulez bien !