Des mots, une histoire 53
Des mots, une histoire 53
avec Olivia
Cette semaine, 28 petits mots à caser : pamplemousse-bonheur-insomnie-feu-artifice-mensonge-niais-pelouse-tarification-irremplaçable-vamp-tourbillon-pierre-choux-abside-mousse-chœur-douceur-désir-marmelade-trousser-perroquet-carrefour-bouquet-bas-lumière-désespoir-astragale
Le 29e «hologramme», arrivé après l’heure, n’a pas droit au chapitre…
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Un peu de douceur pour mon histoire 53, avec toujours ce désir de coller à un fait d’actualité. Car, paraît-il, ce film est un vrai bonheur.
Tous en chœur, les médias saluent bien bas cette entrée dans l’histoire des Oscars. La photo et noir et blanc de Jean et Bérénice, alias George et Peppy, fait la Une des journaux pour ce tourbillon de nominations aux Oscars. Un véritable feu d’artifice de satisfactions récompense cet hommage au cinéma des années 20. Pour une fois, l’Amérique ne jette pas une pierre dans le jardin du cinéma français !
The Artist n’en finit plus d’être nominé. (Est-il besoin d’en résumer l’histoire ? Un acteur célèbre, au carrefour du déclin du cinéma muet et de la naissance du cinéma parlant, va tomber dans l’oubli, alors qu’une simple figurante du muet, avec laquelle il entretient une relation tumultueuse, va devenir une véritable star du parlant. Comment arriveront-ils à s’aimer, lui dans le désespoir, elle dans la lumière ?).
C’est la gloire pour l’irremplaçable Dujardin gominé-moustaché qui pourrait même réussir le grand chelem. Lui qui pourtant est bavard comme un perroquet, ne sait plus quoi dire. Et la tarification de ses prestations va grimper en flèche, que les réalisateurs se le disent !
Ce n’est pas un mensonge si je vous dis que je trouvais ce film un peu niais, à sa première sortie en salles, en octobre dernier. Mais, du coup, à y regarder de plus près, ils sont trop choux ces deux acteurs, et ça me ferait très plaisir qu’ils reçoivent ce bouquet de lauriers. Cocorico !
Dans ce rôle (où elle est aussi couronnée de Prix), Bérénice Béjo, fraîche comme une fleur d’Astragale, n’a rien d’une vamp dans sa robe immaculée. Elle campe un personnage bien loin de celui qu’elle interprétait dans «Le Caire, nid d’espions» et où elle n’avait pas peur de se faire trousser par OSS 117, sur la pelouse d’un palace cairote.
La concurrence est rude et il se pourrait bien que d’ici le 26 février, J & B aient quelques insomnies… Soit ils toucheront les étoiles en savourant un cocktail de champagne-pamplemousse, soit ils auront le cœur en marmelade…
Ils y croient cependant très fort, après Cannes et les Golden Globes. Bérénice en est persuadée, la mousse de la bouteille de Krug (qu’elle a déposé derrière son oreille au Palais des Festivals) devrait suffire à leur porter chance… Et que Hurluberlu ne se fasse pas d’illusion, elle n’ira tout de même pas prier Saint-Machin, agenouillée sur les pavés de l’abside de Notre Dame !
