Vendredi, samedi, dimanche, JE JOUE ! Pour les rendez-vous du dimanche, j'promets rien, mais de temps en temps, pour rigoler et partager mon espace avec d'autres Copinautes, je serai là ! (encore une envie refilée par mon Aminaute Danièle) !

Jeu Lady Marianne

La règle et les consignes de Lady Marianne données chaque lundi : 

Avec les lettres proposées,
faire des mots de 5 lettres au moins et au moins 5 mots

 puis les inclure dans un texte sur un thème de votre choix
ou pour corser faire le texte en rapport avec le mot trouvé-
 

celles qui ne font pas de texte
trouver le plus de mots possible
pas moins de 5 lettres

pensez anagramme

Je vous propose 12 LETTRES
verbe prominal
les cochons adorent se rouler dans la boue
ils se ... 
?
voici les lettres

E E I O U L L N R R T V

CLIC


déjà j'ai triché -ça commence fort !-
pour trouver ce verbe pronominal
que je ne connaissais pas
"se ventrouiller"

du lard

 

 (souvenirs d'une tranche de ma vie)

"Tu aimes mieux ton père ou ta mère ?" me demandait souvent mon arrière grand-mère, toute courbée et toujours enroulée dans un tablier noir. Je lui répondais d'une voix pointue : "j'aime mieux le lard !"

Quelques années plus tard, mes parents me consignaient chez un couple de fermiers pour les vacances scolaires.

Un cheval, quelques vaches, une dizaine de chèvres, des poules en liberté et des lapins en cage constituaient le patrimoine de Marie et Armand. Et aussi deux cochons tout roses et poilus.

Panser les bêtes était le travail de Marie tandis que Armand s'occupait des champs et de la vigne. La nourriture était essentiellement assurée par les produits de la ferme. De temps en temps, le lundi, ils faisaient une virée au marché de Villefranche pour se distraire un peu. Pas de télé, une radio un peu rouillée, les soirées étaient longues. Alors, l'été, ils s'allongeaient sur le talus, au bord de la route, pour repérer l'étoile du berger. 

Le dimanche, après la messe, les cochons avaient le droit de se balader dans la cour, en toute liberté, pour être laver au jet. Une belle occasion pour moi de faire un tour de manège sur leur dos, c'était bien mieux que la vogue des marrons ! Bien gras, ils étaient sacrifiés. Leur destin était tout trouvé, transformés en boudin, saucisson, lard, jambon et autres "cochonnailles" -dans le cochon tout est bon-, et entassés dans le saloir, ils y passaient l'hiver. Marie faisait même une verrine ou deux de pâté confit pour Noël.

C'est sans doute depuis ces années là que j'adore la charcuterie !

7 mots cachés : 
nourriture
virée
rouillée
route
étoile
trouvé
verrine