ça (nous) fait causer et trabouler, C CA KE BO (sans ^ sur le o de bo, faut s'y faire) ! 

Jean-Charles a même déjà planché dessus ICI

Célestine promet avait promis également un billet. En ex maitresse, elle a bien raison de s'y coller. Courez la lire, c'est trop bien ICI

Je veux parler, bien sûr, de la réforme de l'orthographe, chef-d'oeuvre de notre langue française, dorénavant ortografe.

Ca ne date pas d'hier. En 1990, l'Acadamie française avait accepté avec modération, d'accompagner cette réforme de l'ortografe. Cependant, devant la polémique qui grossit, les Sages en habit vert, l'épée levée, clament haut et fort qu'ils n'y sont pour rien, la réforme incriminée étant née d'une idée du Conseil supérieur de la langue française. L'honneur est sauf !

Environ 2 400 mots sont concernés. Si l'on considère qu'une personne ayant fait des études supérieures a aux alentours de 20 000 mots en vocabulaire actif et 30 000 mots en vocabulaire passif (mots dont on comprend à peu près le sens mais qu'on ne serait pas sûr de pouvoir employer convenablement) -cf Le Figaro hors série de 2012-, ces mots ortografiés à la nouvelle mode ne représentent que 0,12 % du savoir ! Et sur les 200 000 qui couvrent le vocabulaire de la culture, ça ne fait plus que 0,012 %.

Pas de quoi fouetter un chat, une réformette selon les habitudes politicardes, ni faite ni à faire -il faut bien ménager la chèvre et le chou- et pourtant pensée dans un vrai souci de supression des incohérences... Une girafe sera toujours girafe tandis que le nénuphar la rejoint avec un "f", ognon comme le pognon, relai comme le balai. Le trait d'union remplacé par une soudure servira désormais à relier les numéros composés, des accents s'en vont ou se déplacent, avec quelques exceptions indispensables pour ne pas tomber dans la vulgarité. 

Un point c'est tout, ou presque. 

Fastoche en plus pour certaines difficultés. Plus besoin de se creuser les méninges, ce sera cuisseau dans tous les cas même s'il faudra toujours distinguer la ridelle et l'haridelle -allez savoir pourquoi- serpillère avec un seul "i", allo plutôt que allô, leadeur "à la française", une seule consonne pour corole et frisoter -sauf pour les monosyllables colle, folle, molle et les mots de la même famille qu'un nom en "otte", comme botte, botter, flotte, flotter-. Et plus de liste de verbes irréguliers à se farcir pour les verbes en "eler" ou "eter".

Mais alors, dans un esprit de transparence, pourquoi on n'écrirait pas transparence comme espérance ou tolérance ?

Là est ma question !

  

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