C'est un rendez-vous bien agréable, Miss Aspho, ton Jeudi-Poésie. J'ai même une liste de poésies en attente !

  

Jeu-la poésie du jeudi chez Asphod'L

ICI le cahier de poésies

 

Après un séjour au pays de Cadet Rousselle, j'ai plaisir à partager avec vous une nouvelle découverte, la poétesse Marie NOEL, dénommée "la fauvette d'Auxerre", dont la statue trôle devant la Mairie (comme la Lili de Troyes d'Antiblues et la Molly de Dublin d'Eeguab !)

 

a-Auxerre-statue Marie NOEL (2)

 

ICI quelques mots de Babélio sur cette Auxerroise. Voici un poème qui aurait été parfait pour illustrer le mot en balade d'Evalire du mois d'octobre. Il n'est jamais trop tard !

Poésie extraite du recueil "Les Chansons et les Heures Le rosaire des joies"

 

Les autres sont des gens,
Les autres sont des femmes,
Les mains pleines d’argent,
Pleine de bonheur, l’âme.

Moi, je suis dans le bois
Qui ne sait, une Source,
Je suis l’Eau que ne boit
Personne dans sa course.

Je suis l’Eau qui jaillit
De l’ombre. La tendresse
Qu’au secret des taillis
Emporte sa détresse.

L’Eau née avant le jour,
Pour qu’au sec de la terre,
À son limpide amour
Un cœur se désaltère.

L’Eau pâle qui, plus tard
Que le soir coule encore.
L’Eau de pauvre regard
Dont chaque larme implore.

Je suis l’Eau d’aujourd’hui
Et demain qui ruisselle
Pour rejoindre celui
Qui n’a pas besoin d’elle.

Je suis l’Eau qui se perd,
En vain vive, en vain pure,
En vain bonne, à travers
De trop seules verdures.

Je suis celle qui court
Pour qu’enfin son Eau meure,
La Source qui toujours
Aura soif et qui pleure.