Jeu-la poésie du jeudi chez Asphod'L
chez Asphodèle

 

 Les roses de Saadi
de Marceline DESBORDES-VALMORE

chez Antiblues voir la sublime rose la "Marseillaise" ICI
(en commentaire, je lui parlais déjà de ce poème !)

poème livre Anne

"Les femmes, je le sais, ne doivent pas écrire. J’écris pourtant…" M. D-V


Pour les curieux (et les retraités qui ont du temps), voici une explication du texte !

J’aime encore plus ce poème depuis que j’ai appris qu’il fait référence au Jardin des roses du poète persan Saadi et dans lequel Marceline D-V a puisé son inspiration. Son site ICI

J’ai copié-collé, sans le modifier, un article trouvé sur le Net (dont je ne donne pas volontairement le lien, mais qui est facile à repérer) :

A ce titre, dans son fameux livre Irân dar adabiyât-e Jahân (L’Iran dans la littérature du monde), Shoja’-od-Din Shafâ souligne : "La source d’inspiration de Marceline Desbordes-Valmore dans "Les Roses de Saadi" fut son amour ardent pour un homme dont elle n’a jamais voulu parler." Selon cette allégation, l’attrait poétique de Saadi apparaît dans les rapports sentimentaux de ceux qui sont satisfaits de transformer leurs désirs en un amour éthéré et chaste. (3 premiers vers)

Dans cet extrait, la rose est le symbole de la vitalité de l’esprit qui fortifie l’âme lorsqu’il s’agit de l’apaiser au travers d’un comportement subtil et du langage commun : la louange de l’amour fait le bonheur de l’aimé, et l’amante trouve son équilibre dans la parole de l’autre. La poétesse française montre ici son affection enthousiaste et débordante pour l’être à qui elle a attribué tant de beauté et de fraîcheur. (4 vers suivants)

Le déchaînement désigne ici la fragilité de l’existence lorsqu’elle devient un moyen de s’échapper fugitivement vers l’immensité de l’univers instable et éphémère. Cependant, la transformation de l’eau en rouge est le signe de la souplesse humaine. L’image que notre poétesse donne de son amour menacé fait apparaître le cheminement d’un parcours poétique par lequel tout devient fluctuant pour son esprit. L’usage du terme « enflammée » évoque la supériorité de l’âme sur l’être notamment dans les moments monotones de la vie humaine. Ceci dit, la notoriété des poèmes de Saadi ne se limite pas à un rapport réciproque entre l’amant et sa bien-aimée, mais à une tentation sensuelle qui fait que l’amour mérite d’être apprécié par le secret de l’intimité suprême. Dans l’œuvre de Marceline Desbordes-Valmore, la délicatesse de la poésie de Saadi est présentée comme une élévation vertueuse pour la quête de soi et celle d’autrui.

C’est ainsi que la poétesse se réfère à son état d’âme : Ce soir, ma robe encore en est tout embaumée… 

Dans ce passage, à l’instar de Saadi, la poétesse décrit la grandeur de l’amour par l’odeur des fleurs comme étant un moyen d’attirer l’amant et de le purifier mentalement : Respires-en sur moi l’odorant souvenir. 

L’adoration est hautement exagérée par l’amante afin de trouver un appui sentimental. En guise de conclusion, nous pouvons dire que dans les poèmes de Marceline Desbordes-Valmore, le style poétique de Saadi est une composante quasi-émotionnelle utilisée afin que l’amante puisse se souvenir du passé par le biais d’un monologue intérieur d’une part, et par une évocation sereine d’autre part. Un tel poème à la fois mystérieux et spirituel pourra être le pivot de tout destin salvateur. Comme Saadi, Marceline Desbordes-Valmore estime que l’amour se cristallise dans la pensée humaine et est ultimement destiné à être le ressort de la perfection morale.

 

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rose Parc Tête d'Or

 

 

J'avais déjà repéré ce poème dans le livre "Le langage des fleurs" de Michel Beauvais qu'Anne m'avait offert.

Le hasard est toujours là !  Dernièrement, j’ai acheté (1 €) un vieux livre usé écrit par Claude Augé. Inutile d’expliquer mon cheminement de pensée (les perspicaces y verront un signe évident avec le prénom et le patronyme où il manque juste 2 petites lettres pour retrouver le nom d’un Bloguinet (sourire).

Renseignements pris, Claude Augé (qui a été directeur de la Librairie Larousse et a poursuivi jusqu’à sa mort l’œuvre du célèbre lexicographe Pierre Larousse) a écrit ce cours de grammaire en 4 volumes de 1890 à 1912. Cette brillante collection a formé des générations de Français jusqu’à la veille de la seconde guerre mondiale.

Et dans cet exemplaire, page 168, je retrouve ce poème en récitation et dictée !

la petite Berthe Sylvestre lira-t-elle ce billet ?

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