J’ai une nouvelle occupation. Je cours après les matous, les vrais, de tous poils, affectueux et/ou aventureux !

Je continue mon challenge chez  Liligalipette

JEU-Totem Liligalipette

Dewey
Le destin extraordinaire d’un chat abandonné

De Vicki Myron (avec la collaboration de Bret Witter)
Texte intégral traduit de l’américain par Bérangère Viennot
Chez Pocket

Dewey-Pocket

 

Liligalipette en avait parlé LA. Je viens de découvrir son lien sur mon moteur de recherche préféré !

Cette histoire vraie est passionnante, émouvante, extraordinaire. Tout ça à la fois. C’est l’histoire d’un chat "magique". Ca se passe aux Etats-Unis d’Amérique, plus précisément dans la ville de Spencer, Etat de l’Iowa. Comme avec l’art contemporain, je n’ai aucun atome crochu avec les USA. Tout est «too much» là-bas à mon goût, les espaces, les mentalités, etc. Mais je ne doute pas de la sincérité de Vicki Myron (son nom est bien approprié pour une histoire de "miron" en parler lyonnais !) et son récit simple et véridique m’a séduite.

Je laisserai de côté la narration historique et géographique de cet Etat dont elle parle avec amour et conviction pour m’attarder sur le fabuleux destin de Dewey.

Les chapitres au long des 315 pages de ce livre alternent entre la vie personnelle de Vicky et la vie de Dewey, l’une n’allant pas sans l’autre évidemment.

18 janvier 1988 : découverte inattendue d’un chaton de 8 semaines dans la boîte de dépôt de la bibliothèque, "tellement petit et si mignon". Au premier regard entre le chaton et Vicky une étincelle d’amour a brillé.

Fin novembre 2006 : Dewey meurt chez le vétérinaire.

Cet amour réciproque a duré 19 ans.

Transi de froid, amaigri, les coussinets gelés, mais avec un tempérament de fer, de bons soins et une énorme dose de tendresse partagée, Dewey se sort rapidement de sa mésaventure et s’installe le plus naturellement possible dans sa vie de chat de bibliothèque. Intelligent à l’extrême, il n’a pas besoin de ses vibrisses pour sentir les choses. Eternellement reconnaissant à la vie et à Vicky, Dewey n’est pas seulement un chat. Il a un métier et est considéré comme un véritable collaborateur. Il a grandement participé à faire prospérer cette bibliothèque et l’a fait connaître dans le monde entier. Non, je n’exagère pas, je ne suis pas américaine, moi !

Il faut plus particulièrement savourer les pages 180 à 182 : "Emploi du Temps de Dewey Readmore Books" et la page 234 : "Description du poste de Dewey."

Dans le reste du récit, des dizaines d’anecdotes drôles nous font fondre de plaisir.

Pour les Liseuses et les "petits rats" de biblio j’ai choisi ce passage qui parlera même au gars du Sud !

"… les livres (après la modernisation de la bibliothèque en 1994) ressemblent encore à ceux de 1982, de 1962 et de 1942. Et ça ne changera pas. Les livres ont survécu à la télévision, à la radio, au cinéma parlant, aux premiers magazines, aux premiers journaux, aux spectacles de marionnettes de Punch et Judy et aux pièces de Shakespeare. Ils ont survécu à la Seconde Guerre mondiale, à la guerre de Cent Ans, à la peste noire et à la chute de l’Empire romain. Ils ont même survécu à l’obscur Moyen Age, quand pratiquement personne ne savait lire et que chaque livre devait être copié à la main. Ils ne se laisseront pas assassiner par Internet. Et les bibliothèques non plus…" page 190.

Quant à Dewey, mascotte de la bibliothèque et emblème de la Ville de Spencer, il est roux, beau, amusant, affectueux, et tout et tout : il dit bonjour avec sa patte, il parle avec ses yeux, il adore la télévision et les interviews, il se perche sur les ordinateurs (mais ça, les chattes de Jeanne le font aussi), il adore manger les élastiques mais il est «le chat le plus difficile du monde» pour sa nourriture. Il joue beaucoup mais son joujou préféré est une bobine de fil rouge. Il déteste aller chez le vétérinaire (mais aucun chat sur terre n’aime son vétérinaire).

Bref, celles et ceux qui ont un chat me diront que le leur en fait tout autant, voire +++ !

Vicky Myron, native de l’Iowa, a travaillé 25 ans à la bibliothèque de Spencer. En 2007, elle a pris sa retraite et entrepris d’écrire ce livre, avec Brett Witter.

J’ai dévoré ce livre, même si à mon goût les passages sur l’histoire de l’Iowa sont un peu longs. Par contre, j’ai beaucoup aimé tous les passages où Vicky Myron parle du maïs, La culture de l’Iowa, l’une des régions agricoles les plus vastes du monde :

"Le maïs mesure presque trois mètres de haut, tout en feuilles vert tendre surmontées d’un pompon doré et brillant. La plupart du temps on est englouti, perdu au milieu de murs de maïs, mais il ne faut qu’une petite côte, juste une légère élévation, pour que d’innombrables champs verts rehaussés d’or, aux fils de soie étincelant au soleil, s’étendent à vos pieds. Ces soies sont les organes sexuels du maïs, qui capturent le pollen jaune d’or, volent au vent pendant un mois, avant de s’assécher et de roussir dans l’ardente chaleur de l’été." page 10.

ce livre voyage chez Seia

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 photo So'N - balade d'été