J’ai une nouvelle occupation. Je cours après les matous, les vrais, de tous poils, affectueux et/ou aventureux !

 Challenge TOTEM chat de Liligalipette

JEU-Totem Liligalipette

 Langue de chat de Jean-Noël Blanc
Collection Kid Pocket

 illustré par Laurence Quentin

 

Tout d’abord un mot sur l’auteur qui vit à Saint-Etienne et qui a longtemps travaillé à Lyon ! Père de 3 enfants, il sait à merveille se couler dans le cerveau d’un môme.

A propos de la présentation du livre, les illustrations du chat sont noires. Normal, le chat est : «Tout noir. Sans un seul poil blanc. Et avec toute la tendresse du monde dans sa fourrure et ses caresses.» (page 13) Les 10 chapitres du livre commencent par une page avec les idées développées et indiquent le cheminement.

A propos de «mon» livre, je l’ai trouvé par hasard, en cherchant l’autre titre «Chat perdu» parmi des centaines de livres pas classés, à la braderie solidaire aux livres, sous un immense chapiteau, place Bellecour. Ce livre a été donné par le CES Les Vernes de Givors, pas loin de Saint-Etienne. Que de coïncidences.

Si j’avais lu ce livre petite, j’aurais pleuré. Et comme j’aurais ri aussi, j’aurais donc «pleurigolé» (mot-valise en français !) comme c’est écrit dans la petite note du début.

Jérémie est un petit garçon unique, fils unique et pas ordinaire, qui est en 6e 5 au collège Guillaume Apollinaire. Il déteste les maths.

Jérémie n’a pas de copain mais il a un cousin, Fabrice, et un chat, Moustache : «Quand on est enfant unique et qu’on n’a même pas de vrai copain dans sa classe, il faut bien trouver quelqu’un pour vous comprendre.» (page 13)

Et alors, me direz-vous, un gamin normal. Oui mais c’est le chat qui ne l’est pas, ou plutôt qui est extraordinaire car il parle : «Guerre, dit Moustache d’une voix parfaitement distincte. Explosifs. Terrorisme. Victimes.» (page 17)

L’histoire peut commencer. Jérémie en parle à ses parents, et essaie d’en parler à d’autres gens importants, qui ne l’écoutent pas et ne le croient pas. Les grandes personnes ne croient jamais les enfants, surtout quand ils disent la vérité, leur vérité, celle que les adultes ne comprennent pas ou ne veulent pas entendre…

Moustache est formel. Il répète et précise même le jour et le lieu de l’attentat. Peine perdue. Et pour un chat, parler c’est épuisant : «Moustache dormait comme un chat qui a décidé de jeter par-dessus les moulins les légendes qui affirment que les chats ne dorment jamais que d’un œil. Il dormait des deux yeux, il dormait à coussinets fermés, il dormait comme un chat épuisé : d’une façon lourde et impénétrable. C’était un sommeil étrange. Trop franc pour être honnête. Trop massif. Le chat n’avait pas cédé au sommeil, il s’y était abandonné. Il y avait sombré comme dans un naufrage. Il dormait avec une application inquiétante.» (page 84)

Courageux, Jérémie poursuit le chemin de son raisonnement. Il surmonte sa peur et supporte sa fatigue et son découragement. Les enfants ne connaissent ni le danger, ni les limites. Les réponses qu’ils trouvent aux questions qu’ils se posent ne sont pas forcément la bonne solution… L’apprentissage de la vie se fait toujours à nos dépens.

 Langue de chat